‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 14 sur 103 · LETTRE XVI · texte numérisé non relu

LETTRE XVI

Niniei-, 8 décembre 1838.

^ Monsieur,

Je n'ai jamais éprouvé si grande tentation d'abandonner ma demeure que depuis voire généreuse in-

Lfll'KES 1)L .lEA.N l'.EiJUl 1. 17,

vilalioii, le désir d'embrasser et de presser sur mon cu'ur celui dont l'amilié a été si loin pour moi, est un aiguillon qui ne me laisse point de rej)OS ; mais, mon Dieu ! tout est à tlot chez moi, et quelque, courte que fût mon absence, qui sait ce que je pourrais trouver à mon retour'.' Ma sœur a déjà tant de soins à donner à sa famille que je n'ose lui parler de ce projet; cependant je sens le besoin de vous voir, la correspondance est si froide ! Attendez quinze "jours, et je vous dirai ce qui en est.

J'aurai, au milieu de l'année procliainc, un volume de pièces détachées composé d'épîtres adressées aux notabilités de Tépoquc ; j'y ferai entrer la pièce à Corncdle, qui vous est dédiée : ce sera pour moi une véritable joie de rendre envers vous ma reconnaissance publique.

Embrassez votre lils pour moi.

Au nom du ciel, ne m'affranchissez plus vos lettres ; je vous donne assez de peine sans y joindre encore votre bourse; votre générosité dégénérerait en une duperie que je ne saurais accepter.

"4 LETTIIKS DE JEAN HEBOUL

Page 1