I.I/IIIU; XVII
Mimes, 20 lévrier 1851».
Monsieur,
Je suis tout à fait déterminé à aller vous embraisser ; j'ai tout préparé chez moi et ma sœur s'y prête de la meilleure grâce du monde ; dans les premiers ^K^ jours du mois prochain je serai en route.
Mais je ne sais, mon excellent ami, si je puis accepter vos ofl'res ou me loger dans un hôtel ; je crains en acceptant d'èlre indiscret, et, d'un autre côté, de blesser votre délicatesse; je suis tout à fait étranger à la théorie des procédés ; ce que je sais seulement, c'est le désir de vous être agréable et d'être lout à vou.s
M'TTKb; XV m
Niiiies, "1 mai IS."»!.!.
Monsieur et ami, / /Cu.cu4Ji ?
(joininej'ai clé biiii inspiré de ne pas publier ma pièce à Lamennais! (|iie j'ai d^ grâces à rendre à la
LETTRES DE JEA.N IIKBOUL 75
Providence qui a su brider ma vfinilé de poêle afin de ne pas attrister un frère que je croyais mort, et (|ui, i^râceau ciel, n'aura été qu'endormi! Oui, j'en ai l'espoir, M. de Lamennais nous reviendra plus pur, plus beau, plus saint qu'auparavant ; son âme s'agrandira de toute cette salutaire méfiance de soi-même qui fait que l'on pardonne plus aisément aux autres, ayant soi-même failli ; ayant passé par les épreuves de Pierre, il en aura les mérites. Ma raison a quelquefois été troublée par ces paroles de l'Evan^iile : l^e ciel est mille fois plus i éjoui de celui qui se relève de sa chute que du juste qui persévère. Mais à la nouvelle de Lamennais retrouvant son Dieu, j'ai senti à l'épanouissement de mon âme que cela devait être et que les livres saints avaient raison *.