APRES UN NAUFRAGE
Oh ! comnieiil, jeune vierge au vidage :-i doux. As-tu pu de l'aljîme exciter le courroux? Pourquoi l'aventurer sur l'élément perfide? L'amour t'appelait-il au rivage de Gnide? Ou, pour ton père atteint de symptômes mortels, Âllais-tu d'ÉpiJaure invoquer les autels? Le mystèie pour moi couvre ta destinée , Je le vois sur ces bords sans vie abandonnée. Peut-être que vers toi les dieux m'ont envoyé. 0 malheureuse enlant si digne de pitié! Le rapsode, bornant sa funèbre obligeance, Pour la première fois maudit son indigence. Hélas! je n'ai point d'or pour l'offrir un bûcher, Mais au fond de ce sable, avant de te cacher, De tes cheveux d'ébène où l'onde encor ruisselle, Je veux faire à ma lyre une corde nouvelle, Afin que désormais, eu vibiant sous mes doigts, Ton triste souvenir se marie à ma voix ; Kt qu'à défaut du jour que je ne puis te rendre, Quelque chose de loi vive et se lasse entendre !