STROPHES
ACCOMPAGN.VNT l'f.vf.r. OFFERTF. PAR I.A VIU.E OF I.YON.
I,c phare est importun à (|iii vit du naufrage : Rome, clans tous les temps, a soulevé la rage l>cs forbans revêtus de pourpre ou de haillons. Dans l'épaisseur de l'ombre où travaille le crime, Qui comptera les vœux adressés à l'abîme Afin d'anéantir les vigilants rayous ?
C'est l'infernal esprit, c'est l'éternel hlasphème ;
!■ (}uand viendra, disent-ils, le jour, l'heure suprême,
I/lieure de uuif complète et de grand désarroi,
Où, démeiitanl euliu sa durée éternelle,
l/astre mort tombera de sou ciel infidèle,
Dévoré par le temps dont il se faisait roi? »
Et jamais ces clameurs n'avaient été si Ibrles. Déjà le' sanctuaire a vu briser ses portes : On dépouille l'autel, et, sur sa nudité, Afin do rem[»lacer la divine parole, La serre.de Satan a (racé le symbole Qui rend au mal déchu toute sa majesté.
174 LKTTRES DK IKA.N l'-KItOl'I.
Mais I;\ vie est promise à h (ni de saint l'icno : Celui qui la combot ajoute à sa misère. Qui la rêve au cercueil (luit hii-utùt s'y coucher, l't'iii soit le Seigneur, fils de la grande armée, Qui remit dans ta main son épée enflammée, Te montra son outrage et te dit de marcher !
L'arrogant sacrilège a mesuré la terre.
Nous ne vanterons pas ton laurier militaire ; La victoire est, chez toi, fille de la maison. Ton esprit voit plus haut que la gloire (|ui ]iasse; Nous gravirons la cime où le temps et l'espace Ouvrent à l'œil croyant un plus v.iste horizon.
Ft nous adorerons cet éternel miracle Qui tire si souvent le moyen de l'obstacle. Prend pour gagner le port l'aile de l'ouragan. Aveugle avec le jour, avec l'ombre illumine, Délivre par le joug, produit pai- la ruine, Et couvre de moissons la cendre du volcan !
Louange soit au Christ, dont la vertu nous change
Et nous fait retourner à l'œuvre de l'archange!
Les os de Charlemagne en ont dû tressaillir;
Pareille mission est un signal de gi"àce :
La France doit renaître à la première place :
Qui grandit dans ses maux n'est pas fait pour mourir,
LKTTI'.I'S DK .IKAN liF.MOUI.
Voilà >oii= qnollfi l'ace vc.hilv la victoire !
Ses ffiiils seront pour nous l'orfraïKle expiatoire;
Klle vaut au pays l'alliance du ciel;
Tout a senti d'ahord jusqu'où va sa portée,
La Gaule catholique en pompe l'a chantée.
Et l'enfer est venu l'honorer de sou liel.
Héros libérateur du nouveau Capitole, Toi qui rends le pontife à sa sainle coupole, Et d'un autre Maxence as confondu l'espoir, Accepte notre homuiage et désormais sois frère De ces deux grands Césars que l'Eglise vénère Et qui gardent le monde en gardant l'encensoir.
Oarauls mystérieux de gloire et d'espérance, Sur trois glaives élus, deux viennent de la France Puissent, lorsque la mort sonnera Ion dépari. Le lien, dernier choisi, pressé siu' la poilrine. Entrelenir ton cœur de la boulé divine El consoler tes veux à leni' dernier reiiard !
\iv, i.i'TTi'.r.s r>i: .ikan i; riiori