‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 60 sur 103 · Durand, It^ c^'-lèbre rcslaumteur dt; N'imcs · texte numérisé non relu

Durand, It^ c^'-lèbre rcslaumteur dt; N'imcs

5. Un niazet est un jardin clos, loul près de la ville, où les habitants de Mnies vont goûter l'air des champs. Il y a ordinairement dans chaque mazot un salon et une petite cuisine. On n'y couche jamais.

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prévoyances humaines, c'est méconnaîlie sa nature et peu connaître l'histoire de son passé. Le temps se charge toujours de justifier les décisions prises pur l'autorité légitime, même quand elle n'est que temporelle. En vain l'impopularité s'attache à les déconsidérer auprès des instincts de révolte que nous portons tous, hélas! au fond de notre cœur; la vérité se l'ait joue, et quelquefois même elle est mise en lumière par les plus ardents à la combattre. Nos soixante dernières années sont pleines de pareils enseignements.

Nous subissons la température de la Russie. Le fiimeux général du czar de 481'2 tient ici garnison. L'hiver est cette année d'une rigueur inouïe, on craint pour les oliviers; le thermomètre a marqué onze degrés. La neige couvre tout le territoire, et notre pauvre peuple souffre de douloureuses privar lions, car rien chez lui n'est prévu contre de semblables hivers, très- rares dans nos climats.

Nos Arènes sont poudrées à frimas; l'attique elles gradins sont couverts de deux pieds de neige, et je m'attends tous les soirs, en rentrant, à me voir dévoré par quelque ours blanc embusqué sous les portiques. .^ ^ — ^

LETTRES DE .1E\N l'.EBOUF. IS:.

I.ETTHK l,XX\ I,R COMTK I»K ClIWinORIl A M. UKROUI, Venise, 11 mnrs 1855.

Je veux, mon cher Robonl, en vous remerciant moi-même de votre bonne lettre, vous redire encore tout le plaisir que j'ai eu à vous voir à Froshdorf, et à m'entretenir avec vous de la France, objet constant de nos pensées et de notre amour.

Puissent les vœux exprimés par vous , dans des vers charmants que je viens de lire, se réaliser pour son bonheur et pour le nôtre ! J'avais craint que votre voyage ne vous eût fatitiué; on me mande qu'au contraire il vous a guéri. Je m'en réjouis du fond de mon âme; conservez-vous pour vos amis, pour la sainte cause que nous servons et aussi pour moi, et recevez la nouvelle assurance de ma bien sincère affection.

Si(i>ié • Il i: Mil.

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Nîmes, VI nvril 1855.

Mon cher ami,

Je reconnais aujourd'hui, j)lus que jamais, la justesse de vos critiques sur mes œuvres littéraires; mais, moins que jamais, je suis capable d'y faire droit. Si Dieu donne à mon esprit la force et la vigueur d'autrefois, comme je l'espère, je verrai.

Ne croyez pas que j'aie jamais cru mes ouvrages sans défaut. En copiant les manuscrits qui doivent composer un nouveau volume, je me relis, et je vous assure que je suis loin d'être en admiration devant moi-même. '^ ^^<Uj>aj^

i-ETThr; i.xxxii L'ARCHIDUC MAXIMILIEN D'EST,

GBAND-MAÎTr.i: IlE I.'OIIDRE TKtITO.NII.>UE

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