Devise il'uii ûvùque de Niiiies au seizième siècle
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Le piùtrc l'ut (oiijours un clos a|i|)uis du trône,
Et son sang a souvent coulé pour la couronne;
Il doit, sans rien oulier, garder son double vœu ;
Le Judas de son roi l'est l)ientôt de son Dieu ;
La foi ne bannit point l'honneur de son domaine,
Et qui brise un anneau brise toute la chaîne ;
Mais ne nous hâtons pas, courant à l'absolu,
De vouloir nous lier plus que Dieu n'a voulu.
Je comprends qu'en des temps où le pouvoir suprême
Se léguait en vertu du sang et du saint chrême,
Quand la mort elle-même, asservie à la loi,
-Ne frappait que sur l'homme et respectait le roi,
Que le pontife ait pu, sans paraître servile,
Faire du droit du prince un second évangile.
Le prince était alors un monarque éternel,
Pour résumer un peuple accordé par le ciel;
L'autorité royale une (ille chrétienne
Que Rome avait bercé'î au saint bruit d'une antienne;
Et ce type agrandi de la paternité
Ennoblissait le zèle et la fidélité ;
Mais, lorsque le principe est renversé du faîte,
Forcé d'abandonner la place à la tempête;
Quand le hasard du vent fait seul le souverain ,
Que la ibrce brutale est notre unique frein,
L'encensoir doit garder une sainte prudence,
A la niai son de Dieu borner sa résidence,
Loin d'aller saluer, au milieu de sa cour,
L'éphémère produit de l'émeute du jour»