LI.Tilir. I.XXXIX
HÉrO.NSE l)K M. KEIJOrL A MONSliail LE COMTE DE Cil A Ml'.oi; I)
Niiiie-, I'' li'v liei' 1856.
Monsei^iiciii',
J'ai bien pciii' (jiicqiiehjue ami n'ait aii[)rès de vous exagéré ce que pouvait cire ma position. Elle n'avait, grâce à Dieu, quoique loi t humble, rien de désespéré, et aucune plainte, surtout aucune demande de ma part n'en eût Jamais rien fait transpirer.
Quoi qu'il en soit, monseigneur, j'accepte cetle nouvelle et généreuse marque de voire bienveillance ; elle paye au delà de sa valeur ce qui, après tout, ua été que l'accomplissement d'un devoir.
Permette/- moi une conlidence : J'avais, dans la sincérité de ma foi, peut-être même ilans mon orgueil, rêvé de m'en aller là-baut avec un dévoùmort gratuit. Dieu en a f>rdonné ;iulreaient et lesm;uiis ai:i;ust('.'- ri \encic(- d nu descend poii;' uiui b; Lueiilu'l,
2111 LETrr.ts DI-: ji:\n utbuuL
ne uu' jterinetlent, d'accord avec mon cœur, que l'expressioii d'uue respectueuse et profonde reconnaissance.
Accordez-moi, monseigneur, d'étendre cette gratitude à son Altesse Royale madame la comtesse de Chambord. Je n'oublierai jamais son auguste indulgence pour le pQëte INimois, alors qu'il eut le bonheur d'aller en personne lui offrir ses hommages à Froshdorl'.
J'ai l'honneur d'être, monseigneur, avec le plus profond respect,
De Votre Altesse Royale,
Le ti es- humble, très-obéissant et très-tidèle serviteur,
Signé : J. Reboul.
LETir.E xc
Mines, 1«' lévrier 185ti
Voilà la lettre et la réponse.
Cela me crée une nouvelle situation, puisse-t-elle
l.hl iREb l»L ILV.N l; l,l;nl ! 1\,
fti'C bénie (if Uk'ii ! Je savais que mou laleiil em[)iuiilait pres(juc bnil <lii ilésinléressoiiient. et, j)ai' i.onsé- (lueul, de la siiieérité. 11 iu'a l'allii tuiile raiiloritc île mes nombreuses amitiés pour me déeideK .le ne vous en dis pas davantage.
Aujoni'd'hni, je suis triste eunmie le >a\r|ici .
^iiiiies, 1 • mai ISJO.
Mon elier ami.
Vous me parlez dans votre lettre de M. Empis et de Vk'ia. Je crois que vous allez entrepremlre une clio.-;e qui n'aboutira pas, et pour laquelle, aujourd'hui, moins que jamais, je ne ferai aucune démarche. Je ne doute pas(|ueM. Enq)is n'ait été poli envers vous, tout le monde l'est dans votre Paris. Mais de là à la représentation il y a loin, et je vous assure qui' la précaution (pie vous prenez de m'averlir de ne pas trop asseoir des cs|)éranccs sui' vos déiiiarclies, éli it bien, certes, une précaution inutile. Je ne vous rc-
-'18 M/liitLS DE JEAN lîEDULL
iiiercie |»}is inoiiis du zèle (|ii.' vous inellé/ à l'iUic eonnailrc l:« |)auvre ['ivia^ (|ue peu de personnes c<uinaisseiU, el(|ui porle peul-èlre en elle la cause de cet incognito l'oicé. (Juoi ({u'il en soit, mon cher ami, je vous enverrai les trois exemplaires demandés ; vous pourrez en donner un à M. l^npis de ma pari, olTert à l'écrivain plutôt qu'au directeur du Théâtre-Français, Non (pie je veuille. Dieu ni'^n garde, jeter sur ce litre aucune dél'aveur, mais alin qu'il soit liien entendu que mon hommage ne sous-entend aucune supj)lication. ^ ^ -^ -^
Mon volume est.prcl. Coni|)tezsur cette [niblication pour la (in de rautoinnc p.ocliain.
•^ Je détache de mon mnmiscrit Salamis de Larisse. Donnez-moi votre jugement. Je vous le demande aussi pour V Espagnol à Moscou.