‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 89 sur 103 · CHANT DELA POLOGNE · texte numérisé non relu

CHANT DELA POLOGNE

IMITtÔ IIF LA PHOsF ItE M. I. K COMTE DE MO N T A I K M P. F R T .

0 Dion qui, si loii.Cilcmps dans sa lulte guerricro, Fus de noirr l'ologne et l'égide et l'appui, Ri, présfrv;)s son front paré de ta Inmière, Du jong humiliant qui l'accalile anjouid'hui, Tonds-nons la main du lia\il do Ion h'ôno sidjiime! Pi.ippelle devanl toi les jours de la bonté ,• Fais-nous, Seigneur, fais-nous remonter noire ahime... Piends-nous notre patrie et notre liberté !

Dieu très-saint, qui, plus fard, calmant notre soulTrance.

A notre sainte cause accordas des héros,

Généreux pioiniiers qui, de la délivrance,

Ont souvent aplani K- clieniin de leurs os,

Tu donnas pour témoin le monde à leur ouvrage.

Le flot envahissenr en fut é[)oiivanté...

Mais la mer de nouvem dévore le rivage...

Rends-nous notre pati ic iH notre liberté !

Dieu dont le bi;is vengenr ne connaît pas l'espace, Dont le jour élcrnel renlernie Ions les jours, Keoulc un peuple eu deuil (pii le demande grâce Et contre l'injustice in)plore ton secours.

iXO IF.TTnRS l»E JF.A.N UEDOri.

Tii |K\ix, l'ii im clin il'œil, désarmer l;i piii<s;iii(c\ l!l•i^('l• le long travail de la pervorsilé... Dans les cœurs polonais réveille l'espérance : Hends-nous notre patrie et noire libcrd' !

Baume viviliant des angoisses mortelles,

Que la vertu du sang de ton fils bien-ainic

Ouvre la i égion des clarlés élornelles

A tous ceux qui sont morts pour le peuple opprimé.

La gloire d'ici-bas n'est que peine et ténèbres;

Pour hâter leur repos dans la sainte cité.

Daigne accepter nos pleurs et nos hymnes fiint-bres :

Rends-nous notre patrie et noire liberté !

Que ton souflle divin dise à noire jeunesse, Quoique près d'expirer sous des nœuds étoufl'ants, Qu'il faut que, tôt ou tard, la Pologne renaisse Et libre, sur son sein presse tous ses enfants. Jusqu'au dernier tronçon bénis son cimeterre. Précipite l'espjir vers la réalité.

Oh! nous l'en conjurons, la face contre terre, Rends-nous noire pairie el nnire liberté !

Ali! si l'exil s'abreuve à si grande amertume, Si la patrie humaine a de si doux attraits, Qu'il faut, pour y rentrer, que l'Iionane se consume Kt jelle à la moisson tant de saiig pour engrais.

i.r.rri'. I s m: .ir\N i; r. i;ori -.'.si

M.illit'iir ;"( (|iii |i( r(li;i 11 [laliic iniiiKutiHc I lin alU'iidiilil et' jour de Icnihlt- ('qiiilt';, (I Hicii ((tinpali-s:!!!! ! coiivic-iioii- di; Ion ai

ruMlds-llOllS IKtiiC paliii' cl lidlrc lllicilr!

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NiilifS ^tt <M'1..l)iv l:<til.

•lent! sais, nimi dirr aim, ^i les lignes ([ue je VlJtl^ .•ii\(»ip rPiiijtrn'diil leur Inil. l>ans Ions les cas, excuse/.iiiui anprrs de I.kK \iiu:ii^la' de ii avoir pu mieux l'aire. Nous ui a\t7, iudiijiit' un <'oiiipliinent et puis i\('<' idées [dilcs siii- |(> calliolicisiut' : (<• u était pas du loul la même chose, j'ai clioisi le mieux : iiîgé dt'.< madrigiiiiv est loin de moi.

Ce n'est pas sans terreur que j'ai, dans la pir?ce de la Pologne, Iracé le mol de lilx'ih', mal défini et par cela mémo plein de danger. \ous amez dû vous apercevoir (pi(> j'ai supprimé le mol de tijvan , moins

1. l.;iiiy Aiigii>l;i liiutc. ;iii|(jhi'iI liiii liily Sl^nhiv, lillc i\c lord Kli^in, (jiil ;) liouiii'' sii:i nom aux iiKirhri'^ do Phidias, rapporti's par lui du r;irtli('iion à I.ondrc-. Kilo rM do la rimilie de Hoberl Rincc lii'ros (»t rni do l'Kooiî-c.

>i«-> LKTTRFS DK JLAN HKBOUL

pnrce qu'il était surannô que parce (lu'il est de la langue révolutionnaire. C'est la pensée religieuse qui m'a arraché celte pièce. Les nations catholiques sont souffrantes, j'avais l'ardent désir de la résurrection de celle qui est la plus malheureuse et dont le passé compte tant de mérites. Vous voyez que les appréhensions de M. de Broglie n'ont pas dû me surprendre.

Je vous renvoie la lettre de M. Laurentie. Que Dieu me donne de justifier ses éloges ! L'estime d'un tel homme est une obligation pour l'accomplir : j'Mi hesom d'un secours qui ne vienne pas de moimême .

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