LETTRE XVII
Sanctuaire de la Salette, 25 septembre.
Cher ami,
DEUX mots en hâte. Le facteur me presse. Je suis à la Salette depuis 8 jours, très heureux et peu disposé à revenir promptement à Paris. Peut-être serai-je entraîné à Jérusalem. Je suis merveilleusement abandonné à la Sainte Vierge qui fait des prodiges pour moi.
Je prie pour vous tous. Je prie dans la joie et dans une grande exaltation de cœur.
Je n'ai qu'une chose à te dire, en courant, c'est que nous touchons à l'accomplissement des menaces et des promesses.
Dieu veuille que tu te prépares à ce que je ^-ois venir, aussi clairement que les hommes de Tan 1656
du monde virent venir le déluge quand il n'était plus temps d'y échapper.
Tout ce qui m'arrivera à Paris, envoie-le-moi immédiatement.
Ton ami,
Léon Bloy.
J'ai le projet de t'écrire une lettre plus longue.