‹ Lettres de L. Euler a une princesse d'AllemagneChapitre 113 sur 130 · OU BLEU DU CIEL · texte numérisé non relu

OU BLEU DU CIEL

qui arrêtent les rayons de lumière eu sont éclairées, et nous renvoient ensuite leurs propres rayons produits dans leur surface par un trémoussement violent, tout comme il arrive dans tous les corps opaques. Or, le nombre de vibrations qu’elles reçoivent est tel, qu’il nous représente le plus beau bleu. Cette circonstance mérite bien que je la développe clairement.

I. D’abord j’observe que ces particules sont extrêmement petites et fort éloignées entre elles, outre qu’elles sont très-déliées et presque tout à fait transparentes. De là vient que chacune séparément n’est pas absolument perceptible; et à moins qu’un très-grand nombre de ces particules n’envoie ses rayons à la fois et presque selon la même direction dans nos yeux, nous ne saurions en être affectés. 11 faut donc que les rayons de plusieurs se réunissent, pour qu’ils excitent une sensation.

II. De là il suit clairement que celles de ces particules qui nous sont proches échappent à nos sens, puisqu’il faut les considérer comme des points rarement dispersés par la masse de l’air.

Mais celles qui sont fort éloignées de l’œil , comme ( fig . lai) les points a, b, c, réunissent dans l’œil, presque selon la même direction, leurs rayons, qui, par là, deviennent assez forts pour frapper notre vue, surtout quand ou considère que de semblables particules plus éloignées e, f g , h, ainsi que d’autres plus voisines, concourent à produire cet effet.

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