‹ Lettres de L. Euler a une princesse d'AllemagneChapitre 24 sur 130 · PARTIE · texte numérisé non relu

PARTIE

LETTRE Xi.

( 7 juillet 1761.)

Sur le même sujet.

Après ces faibles commencements dans les phénomènes électriques, ce n’est que depuis peu de temps qu’on les a poussés plus loin. D’abord on s’est servi d’un tuyau de verre semblable à ceux dont on fait les baromètres, mais d’un plus grand diamètre, qu’on a frotté avec la main nue ou avec un morceau de drap de laine, et on s’est aperçu de phénomènes électriques plus éclatants.

Or, en frottant de cette sorte un tuyau de verre, V. A. comprend aisément que, par la compression des pores du verre et du corps frittant , uiie partie de l’éther doit passer ou de la main dans le verre, ou réciproquement du verre dans la main, selon que les pores de l’un ou de l’autre sont plus susceptibles de compression dans le frottement. Après cette opération, l’éther dans la main se remet aisément en équilibre, puisque ses pores sont ouverts; mais parce que les pores du verre sont assez fermés, l’éther s’y conserve dans son état, soit que le verre en soit surchargé ou dépouillé; et. par conséquent il sera électrique, et produira des phénomènes semblables à ceux de la cire d’Espagne, mais beaucoup plus forts sans doute, puisque son électricité est portée à un plus haut degré, soit à cause du plus

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