II. I
418 lll' PARTIE. LETTRE LXXIX.
sur une certaine ouverture; or, on peut bien se contenter, lorsque la pupille, dans l’état de la plus grande contraction , est remplie de rayons; et, par cette raison, on suppose communément le diamètre de la pupille d’une ligne, dont 1 1 font un pouce; souvent on se contente même de la moitié , en ne donnant à la pupille que la moitié d’une ligne, et quelquefois encore moins.
Si V. A. considère que la lumière du soleil surpasse 3ooooo fois celle de la lune, qui est pourtant assez considérable, elle jugera bien qu’une petite diminution dans la clarté n'est pas d’une grande conséquence dans la contemplation des objets. Cela marqué, il ne me reste qu’à examiner les rayons que la lunette transmet dans l’œil, pour les comparer avec la pupille; et il suffira de considérer les rayons qui viennent d’un seul point de l’objet, celui par exemple qui se trouve dans l’axe de la lunette.
I. L’objet étant éloigné à-Finfini, les rayons qui en tombent sur la surface du verre objectif PAP ( fig . 94 ) sont parallèles entre eux ; donc , tous les rayons qui viennent du centre de l’objet seront contenus entre les lignes LP, LP, parallèles à l’axe EA ; tous ces rayons ensemble sont nommés le faisceau des rayons qui tombent sur le verre objectif, et l’épaisseur de ce faisceau est égale à l’étendue ou à l’ouverture du verre objectif, dont le diamètre est PAP.
IL Ce faisceau de rayons se change par la réfraction du verre objectif, dans une figure conique ou pointue PFP, et, après s’étre croisé dans le foyer F,