DES VARIATIONS DE LA DECLINAISON
déclinaison magnétique pour Tannée 1700, fondé sur un grand nombre d'observations qui ont été Faites en plusieurs lieux, tant sur terre que sur mer; mais outre que des contrées très-considérables, où de telles obsei'vations n'ont pas été faites, y ont été omises , la plupart de celles qu'il a employées ont été faites plusieurs années avant celte époque de 1700; de sorte que jusque-là la déclinaison a pu souffrir des changements a§sez considérables. D'où il s'ensuit que cet état, qu'on trouve représenté sur une carte générale de la terre , ne saurait être regardé que comme très-défectueux : d'ailleurs, à quoi nous servirait-il à présent de savoir l'état de la déclinaison magnétique pour l'anuée 1700, qui depuis ce temps est trèsKX>nsidérablemeut changé?
D'autres géographes anglais ont bien (jboné depuis une semblable carte, où toutes les déclinaisons (iievraient ét^ représentées telles qu'elles on.t été l'aM 1744* Mais outre qqe cette carte a les mêmes défauts que celle de HaUey , et que le$^/)bservations leur manquaie}^ encore pour plusieurs contrées, ils u'ont pas balancé à remplir ces espaces vid^, en consultant la carte de Halley, qui n'avait plus c^tainement lieu l'an 1744* D'où V. A. jug^a que notre connaissance sur cet important article de la physique est encore extrêmement impar£siite.
248 m* PAATIE. LETTRE XL.
(17 octobre 1761.)
Sur la carte des déclinaisons, et de quelle manière elle pourrait
servir à découvrir les longitudes.
. it sera bon d'expliquer aussi de quelle manière Halley.s'y est pris pour représenter les déclinaisons magnétiques dans la carte qu'il a dressée pour Tannée 1700, afin que si V. A. voit une telle carte, elle en comprenne la construction.
^'D'abord, il a marqué à chaque endroit la dédiuaison de l'aiguille aimantée, telle qu'elle y a été observée; parmi tous ces lieux, il a diistingué ceux où il n'y £ut point du tout de déclinaison , et il a vu qu^^tous ces lieux tombent dans une certaine ligne qa%l nomme la ligne de nulle déclinaison, puisque partout souit. cette ligne la déclinaison était alors nulle. Cette ligne n'était ni un méridien, ni un parallèle, mais elle traversait par des tours trèsobliques l'Amérique septentrionale, et en sortait près les côtes, de la Caroline; de là elle se courbait pour traverser la mer Atlantique entre l'Afrique et l'Amérique. Outre cette ligne, il en découvrit encore une autre où la déclinaison s'évanouissait pareillement; celle-ci descendait par le milieu de la Chine, et passait de là par les iles Philippines et la INouvelle-ifollande. L^on peut bien juger par le trait de ces deux