DE LA. CARTE DES DÉGUNAISONS
içaesj qu'elles ont une communication près de l'un
l'autre pôle de la terre.
Après avoir fixé ces deux lignes de nulle déclilison, M. Halley a remarqué que partout entre la remière et la dernière , en passant de l'occident ers l'orient, c'est-à-dire, vers toute l'Eure^, l'Àfriue et presque toute l'Asie , la déclinaison était ocidentale; or, de l'autre cdté au deR de ces deux ignés, c'est-à-dire, dans toute la mer Pacifique, I déclinaiscMi était orientale. En&uite, ayant fixé es deux lignes oomme princrpales, il allait consilérer tous les lieux où la déclinsdsbn élàit de 5^ ocidentale; d'où il voyait que par tous ces lieux il NHivait encore commodément tirer une ligne , [u'il nomme la ligne de 5l^ occidentale; il trouvait ossi deux lignes de cette nature, dont l'une acompagnait, pour ainsi dire, la première' sanb déliiudson, et l'autre la dernière. II en fit de même es lieux où la déclinaison* était de lo", ensuite de 5^ de ao^, etc., et il tit que les lignes de ces nodes déclinaisons étaient bornées vers les pôles, endttit que celles des petites déclinaisons traverlieM toute la terre et passaient par l'équafteur.
Ea eflet, sous l'équateur, la déclinaisoii ne saurait
peine surpasser f5% tant vers l'ouest que vers est; mais, en approchant des pôles, on peut arrier à des lieux où la déclinaison surpasse 58^ et Go"*; I y en aura aussi sans doute où elle es£ ericoi^ Aus grande, surpassant même 90^ et plus, où le K)Qt boréal de l'aiguille se tournera par conséquent ers le sud.
250 ill" PABTi£. LETTRE XL.
Enfin 9 après avoir aussi tiré de ^semblables lignes par les lieux où la déclinaison âait orientale de 5**, lo"", i5% et ainsi de suite, M. Halley a rempli de cette manière toute la carb» qui représente la sll^ faqi^ entière de la terre de telles lignes, sous chicune de^uelles la déclinaison est partout la mène, pourvu qtie les observations ne masquent pas. Aussi, M. HaHey arl*^! été asses scrupuleux pour ne pas continuer ces lignes au delà des lieux dont il avait dés observations ; ce qui est la raison que la plus grapde partie de sa carte est vid« de ces lignes.
Mais eil cas qU'oa «eût une telle carte juste e( ijomplète, on y verrait d'un coup d^œil quelle déclitlâffâon aurait régné à chaque endroit dans k temps pour lequel la carte aurait été dressée; car, quand même le lieu proposé ne se trouverait pas préciséftoent sous une des lignes inarquées, en le comparant -avec les deux lignes entre lesquelles il serait situé ^ onestimer&it aisément la déclinaison moyenne qui lui conviendrait. Ainsi, si je me trouvais entre les lignes de lo^ et de iS^ de déclinaisonric^ccidentale, je serais certain que la déclioaisOD y serait plus grande qiie lo^ et moindre que^i 5^; et , selon que je serais plus proche de l'une ou de l'autre I je trouverais aisément le juste milieu qui n?indiquerait la véritable déclinaison.
V. A. reconnaîtra sans- dilTiculté par Ur que i i^3n avait une telle carte exacte , elle nous servirait à découvrir les longitudes , au moins pour le temps auquel eUe conviendrait. Supposons^ pour expliquer cette méthode, que nous ayons une telle carte ■