‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 128 sur 253 · EXPLICATION DU MAGN£TISM · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU MAGN£TISM

loiite son épaisseur, jusqu'à ce qu'elle s'échappe de nouveau par le pi-emier pèle.

Or, on ne saurait encore décider par lequel des jteui pôles magnétiques de la terre elle entre ou loit : les phénomènes qui en dépendent se ressem- ^lenl si parfaitement j qu'on ne les saurait distinper. Cest aussi sans doute ce toijrbillon général de la terre qui fournit la matière subtile à tous les aimants partiaux y et au fer ou acier aimanté, et qui BDtretient les tourbillons particuliers qui les enviroonent.

Pour approfondir la nature de cette matière subtile et son mouvement j il faut d'abord remarquer qu'elle n'agit que sur les aimants , le fer et l'acier; tous les autres cot*ps lui sont absolument indifférents : il faut donc qu'elle se trouve dans une tout lUtre relation à l'égard des aimants et du fer, que de tous les autres corps. Plusieurs expériences nous [^ligent de soutenir que cette matière subtile trafçrse librement tous les autres corps, et même en tout sens; car quand un aitnant agit sur une aiguille, l'action est parfaitement la même, soit qu'on mette quelques corps entre eux , ou qu'on n'y en mette pas, pourvu que ce ne soit point du fer; et c'est aussi de la même manière (jfu'un aimant exerce 8on action sur la limaille de fer. 11 faut donc bien que cette matière subtile traverse tous les corps, hormis le fer , aussi librement que l'air, et même le |>ur éther, puisque ces expériences réussissent égaement dans un espace vidé d'air par la machine >neuinatique. Cette matière subtile est par consé-

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