III* PABTIE. LETTRE XLIV
quent aussi diiTerente de FéLber, et même beaucoup plus subtile. Ensuite, à cause du tourbillon géoécal de la terre, on peut dire qu'elle environne toute la teiTe et qu'elle en traverse librement toute la masse, tout comme les autres corps , à l'exception du fier et des aimants; et c'est pour celte raison qu'on pou^ rait nommer Je fer et l'acier des corpis magnétiques, pour les distinguer de tous les autres corps.
Mais si la matière magnétique passe libremeot ù travers de tout corps non magnétique, quel rapport aura-t-elle avec les corps magnétiques? Nous venons de voir que le tourbillon magnétique entre par l'un des pôles de chaque aimant, et sort par l'autre, d'où l'on pourrait conclure qu'il traverse aussi libraBent les aimants ; ce qui ne le distinguerait pas des au- 'très. Mais quand la matière magnétique ne travase les aimants que d'un pôle à l'autre, c'est une circonstance bien différente de celle qui a lieu dans les autres. Voilà donc le caractère distinctif. Pour les corps non magnétiques, ils sont traversés librement par la. matière magnétique et en tout sens; pour les aimants , ils n'en sont traversés que dans un seul sens, l'un des pôles étant destiné à l'entrée et l'autre à la sortie. Pour le fer et l'acier, quand ces corps sont aimantés, ils sont aussi traversés par k matière magnétique, seulement dans un seul sens, selon la nature des pôles magnétiques; mai^ quand ces corps ne sont pas encore aimantés, on peut dire qu'ils n'accordent point un passage libre à la matière magnétique dans aucun sens.
Cela paraîtra étrange , puisque le fer a des pores