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tour que de le quitter. Cela n'arrive pas dans l'ai* mant même, puisque les canaux magnétiques y sont déjà formés , ni dans l'acier, dont les pores n'obéissent pas si aisément aux efforts d'un courant magnétique. Mais quand une fois dans l'acier de tels canaux sont formés, ils se maintiennent aussi plus longtemps , et conservent par là leur force magnétique; pendant que le fer doux, quelque force qu'il ait exercée dans le voisinage d'un aimant , la perd presque tout à fait dès qu'on l'en 6te.
Pour les autres circonstances de l'armature, il faut consulter l'expérience; comme, par rapport à l'épaisseur des plaques, on trouve qu'une trop grande est aussi bien nuisible qu'une trop mince : mais pour la plupart, les plaques les plus convenables sont très-minces ; ce qui pourrait paraître fort étrange, si nous ne savions pas que la matière magnétique est encore beaucoup plus subtile que l'éther, et que par conséquent la plus mince plaque est suffisante pour en recevoir une très^prande quantité.
(21 oownbre 1761.)
Sur Tacdon et la force des aimants armés.
Cest donc aux pieds de l'armature qu'un aimant armé exerce sa plus grande force, puisque ses pôles y sont réunis; et chaque pied est capable de sup-
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porter un poids de fer, d'autant plus grand que ]'aimant est bon et excellent.
Ainsi un aimant ÂABB (Jig, 36), armé de plaques de fer aa et bb terminées par les pieds A' et B', porera non-seulement par le pied A' la règle de fer CD; mais celle-ci portera encore une plus petite EF, celle-cS encore une autre plus petite GH , qui portera à son. tour encore une aiguille IK, qui enfin attirera de la limaille de fer L. La raison en est que la matière magnétique enfile toutes ces pièces pour entrer dans le pôle A'; ou, si c'était l'autre pôle par lequel la matière magnétique sort de raimant, elle enfilerait de la même manière les pièces CD, EF, GH, IK; or, toutes les fois que la matière, en sortant d'une pièce de fer, entre dans une autre, on observe une attraction entre ces deux pièces, ou plutôt elles sont poussées l'une à l'autre par Tétber environnant , parce que le courant de la matière magnétique entre elles diminue la pression de l'éther.
Quand on charge de cette manière l'un des pôles de l'aimant, son tourbillon souffre un changement de direction très-essentiel; car, comme sans cette charge la matière magnétique qui sort du pôle B', en détournant son cours coule vers l'autre pôle A', maintenant l'entrée dans ce pôle étant sufTisamment fournie par les pièces soutenues, il faut bien que la matière qui sort du pôle B prenne un tout autre éht&min, qui la conduise enfin à la deriiière pièce !R. Une portion en sera aussi sans doute portée vers b pénultième GH, et aussi vers tes précédentes , puis-
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16 les suivantes j comme plus petites , ne foumis- Qt pas suffisamment aux précédentes ; mais tou- Lirs le tourbillon s'étendra jusqu'à la dernière. ir ce moyen , en proportionnant bien toutes ces hces entre elles en longueur et en épaisseur, l'aiint est capable d'en porter beaucoup plus que si 1 le chargeait d'une seule pièce, où la figure entre aâ principalement en considération. Mais pour i faire porter la plus grande chaîne qu'il soit pos* )le y il faut faire en sorte que les deux pôles réu* ssent leurs forces.
Pour cet effet on applique aux deux pôles A' et i^S' ^7) ^^ morceau de fer doux CD, qui touche irfaitement les bases des pieds, et dont la figure it telle, que la matière magnétique qui sort par B trouve le plus commode passage pour rentrer par utre bout V. Un tel morceau de fer est nommé le j^rt de l'aimant; et puisqu'en B' la matière malétique en sortant de l'aimant y entre, et qu'en A' I sortant du support elle entre dans l'aimant, le pport sera attiré aux deux pôles à la fois, et y tien- *a par conséquent avec une force très-grande. >ur connaître cette force réunie que l'aimant erce , on attache au support par le milieu E un >ids P, qu'on augmente jusqu'à ce que l'aimant ne it plus capable de le soutenir, et alors on dit que I poids contre-balance la force magnétique de l'aiant : ainsi V. A. entendra, quand on dit que tel mant porte dix livres, un autre trente livres, etc. n prétend aussi que le cercueil de Mahomet est )rlé par la force d'un aimant; ce qui ne serait pas
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impossible, puisqu'on a déjà fait des aimants artificiels qui portent au delà de loo livres.
Un aimant garni de son support ne laisse rien échapper de la matière magnétique, qui achève son tourbillon tout entier au dedans de l'aimant et du fer, de sorte que rien n'en échappe dans l'air. Donc, puisque le magnétisme n'exerce sa force qu'en tant que la matière magnétique s'échappe d'un corps pour rentrer dans l'autre, un tel aimant, dont le tourbillon est fermé, ne devrait nulle part exercer aucune force magnétique : cependant, quand on le touche sur la plaque en a avec la pointe d'une aiguille, on y sentira une fort^ attraction. La raison en est, parce que la matière magnétique étant obligée de changer subitement de direction pour entrer dans les canaux de l'aimant, elle trouve à présent une route plus conunode en traversant l'aiguille, et par conséquent elle sera attirée à la plaque aa. Mais par là même le tourbillon en dedans sera dérangé, il ne coulera plus si copieusement dans les pieds; et si l'on touche la plaque par plusieurs aiguilles, ou qu'on y applique des règles de fer plus fortes, on détruira tout à fait le courant par les pieds, et la force qui attire le support s'évanouira entièrement, de sorte que le sup port en sera aisément arraché. L'on reconnaît par là que les pieds perdent autant de leur force magnétique que l'aimant en exerce en d'autres endroits, et par là on est en état d'expliquer plusieurs phénomènes très-surprenants, qui, sans la théorie, seraient absolument irrésolubles.
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ici qn'il faut aussi rapporter Fexpérience us apprend qu'après avoir appliqué à un aiirmé son support, on peut de jour en jour iter le poids qu'il est capable de porter, I portera enfin un poids qui surpasse sou- ) double de celui qu'il aura porté d'abord. Il ODC de faire voir comment , avec le temps, la lagnétique dans les pieds de l'armature peut r plus grande. Or, le cas rapporté ci-dessus dérangement du tourbillon, nous apprend itôt qu'on a appliqué le support, le courant natière magnétique sera encore assez irrégu- 'une bonne partie s'en échappera encore par ue bb, et que ce ne sera qu'avec le temps se frayera par le fer des canaux magnétiques : st-il probable que lorsque le courant est delus libre, il s'en formera de nouveaux dans t même, en tant qu'il contient, outre ses caxes, encore des pôles mobiles comme le fer. lès qu'on arrache le support, le courant est \ par là; et ces nouveaux canaux en grande iétruits, la force redevient subitement aussi ]u'elle a été au commencement, et il faut atde nouveau quelque temps, jusqu'à ce que aux, avec le tourbillon, soient remis dans \t précédent. J'avais autrefois fait un tel aitificiel, qui d'abord ne portait que dix livres; es quelque temps, je fus très-surpris de voir 1 portait plus de trente. Au reste , on ret cela principalement dans les aimants artique le seul temps les renforce très-considé-