III' PARTIE. LETTRE LI
rablement, mais aussi que cet accroissement de force ne dure que jusqu'à ce qu'on en arrache le support.
( 24 norembre I76f .)
Sur la manière de communiquer à l'acier la force magnétique; de la manière d'aimanter les aiguilles de boussoles; de la simple touche, de ses défauts, et des moyens d'y remédier.
Après avoir expliqué à V. A. la nature des aimants en général , il me reste un article aussi curieux qu'intéressant, qui regarde la manière dont on communique au fer et principalement à l'acier la force magnétique , et même la plus grande qu'il est possible.
V. A. a bien vu que, plaçant du fer dans le tourbillon magnétique d'un aimant^ il acquiert une force magnétique, mais qui s'évanouit presque tout k fait dès qu'on l'éloigné de l'aimant, et que le seul tourbillon de la terre est capable d'imprimer au fer, avec le temps , une légère force magnétique : or, l'acier étant plus dur que le fer, et presque tout k fait insensible à cette action d'un tourbillon magnétique, il faut des opérations plus fortes pour le rendre magnétique, mais aussi conserve-t-il alors oette force magnétique plus longtemps.
Pour cet effet, il faut recourir à l'attouchement et même au frottement ; je commencerai donc par expliquer de quelle manière on s'est servi autrefois