DE LA. DIOPTRIQUE
objets fort éloignés qu'on ne saurait voir et examiner exaclement que par le secours de lunettes, qui nous les représentent de la même manière que si nous les voyions de près. Ces lunettes ou instruments de dioptrique, dont on se sert pour regarderies objets fort éloignés, sont aussi nommés télescopes et lunettes d'observation.
L'autre cas où notre vue a besoin de secours , est lorsque les objets, quoique assez proches de nous, sont trop petits pour que nous en puissions distinguer les parties. Si Ton voulait, par exemple,. découvrir toutes les parties d'une jambe de mouche ou de quelque autre insecte plus petit; s'il s'agissait (f examiner les moindres particules de notre propre corps, comme les fibres les plus petites de nos qiusdes, de nos nerfs, on n'y saurait réussir sans le secours de certains instruments qu'on nonime nu- 'jïïoscopes y qui nous représentent les petits objets le la même manière que s'ils étaient cent et même mille fois plus grands.
Voilà donc les deux sortes d'instruments, les télescopes et les microscopes,' par lesquels la dioptrique supplée à la faiblesse de notre vue. Il n'y a que quelques siècles que ces instruments ont été mventés, et ce n'est que depuis ce temps qu'on a bit les [dus importantes découvertes, tant dans l'astionomie, à l'aide des télescopes et lunettes, que dans la physique, à l'aide des microscopes.
TôQs ces effets merveilleux ne sont produits que ipar une certaine figure qu'on donne à des morceaux, de verre, et par une heureuse combinaison
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de deux ou plusieurs de ces verres qu'on nomme lentilles. La dioptrique est la science qui en renferme les principes; et V. À. se souviendra encore qu'elle roule principalement sur la route que tiennent les rayons de lumière, lorsqu'ils traversait des intermédiaires transparents de diffërente qualité , lorsqu'ils passent, par exemple, de l'air dans le ven*e ou dans l'eau, et réciproquement du verre ou de l'eau dans l'air.
Tant que les rayons sont propagés dans le même milieu, comme dans Tair, ils continuent leur chemin selon des lignes droites LA, LB, LC, LD (y^. 49)7 tirées du point lumineux L, d'où ces rayons partent ; et lorsqu'ils rencontrent quelque part, comme en C, un œil, ils y entrent, et y dépeignent une image de l'objet d'où ils sont partis. Dans ce cas , la vision est nommée simple , ou naturelle, et elle nous représente les objets tels qu'ik j| sont en effet. La science qui nous explique les principes de cette vision est nommée l'optique.
Mais lorsque les rayons, avant que d'entrer dans l'œil, sont réfléchis sur une surface bien polie, ^ comme dans un miroir, la vision n'est plus naturelle , puisque dans ce cas-ci nous voyons les objets ^ autrement et dans un autre lieu qu'ils sont effective i ment. La science qui explique les fondements de cette vision , qui se fait par des rayons réfléchis, tft nommée la catoptrique. Elle nous fournit aussi des instruments propres à augmenter la portée de notre vue; et V. A. connaît les sortes d'instruments qui, par le moyen d'un ou de deux n^roirs ^ nous ren-