DE LA DIOPTRIQUE
ni le même service que les lunettes composées de rres. Ce sont ces instruments munis de miroirs l'on nomme télescopes; mais, pour les distinguei* s lunettes ordinaires qui ne sont composées que
verres, il vaudrait mieux les appeler télescopes toptriques, réfléchissants ou de réflexion . Ce se- 1 au moins plus exactement parler; car le nom de escopes a été en usage encore avant la décourte des instruments à miroirs, et marquait alor^ même chose que lunette.
Je me propose à présent d'entretenir Y. A. uniement des instruments dîoptriques, dont nous 3ns deux espèces , comme j'ai déjà eu l'honneur
le remarquer, savoir, les télescopes ou lunettes, les microscopes. On se sert, pour les uns et les aus, de verres formés de plusieurs différentes marres, dont je vais expliquer les diverses espèces, itni lesquelles il y en a d'abord trois princi- [es, selon la figure qu'on donne à la surface du rre.
La première figure est \^ plane ^ lorsque la sur- « d'un verre est plane, comme celle d'un miir ordinaire. Si l'on prend, par exemple, un morlU de miroir, et qu'on en ôte le vif argent attaché a surface de derrière, on aura un verre dont les ux surfaces seront planes, et qui aura partout la fme épaisseur.
La seconde figure qu'on peut donner à la surface ïtï verre est la com^exe : alors le verre est plus vé dans le milieu que vers les bords.
La troisième figufe enfin est la concave: le verre
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est alors plus enfoncé dans le milieu que vers les bords.
De ces trois différentes figures qu'on peut donner à la surface d'un verre ^ naissent les six espèces de verres suivantes :
I. Le verre plano^plan est celui dont les deux surfaces sont planes.
II. Le yevve plafW'Cowexe a une surface plane et l'autre convexe.
III. Le verre plano^oneaue a une surface plane et l'autre concave,
IV. Le verre conçexo-corwexe est celui dont les deux surfaces sont convexes.
V. Le verre convexo-concai^e a une surface convexe et l'autre concave.
VI. Le verre conca^fo-concave enfin a les deux sur- ËEices concaves.
Ijàfig, 5o représente, sous autant de numéros, les coupes de ces verres ou lentilles.
LETTRE LVL
(12 décembre 1761.)
Sur la différence entre les lentilles, par rapport à la courbore de leurs faces convexes et concaves. Distribution des lendllfs en trois classes.
De ce que je viens de dire sur les faces convexes et concaves des lentilles ^ V. A. comprend aisément | qu'il y en peut avoir d'une infinité de façons, puisgue tant la convexité que la concavité peut être
DE CA COtIRBURE DES LENTILLES. 321
OU moins grande. Pour les surfaces planes, il n'y
que d'une seule espèce, parce qu'une surface >eut être plane que d'une seule manière; mais surface convexe peut être regardée comme fai-
partie d'une sphère ; et selon que le rayon ou oètre de cette sphère est plus ou moins grand, ouvexité en sera difTérente. Ou bien, comme s représentons les verres sur le papier par des
de cercles, selon que ces cercles sont plus ou Ds grands, il en résulte une infinité de verres,
par rapport à la convexité qu'à l'égard de la ravité de leurs surfaces.
Dur ce qui est de la manière dont on forme et t les verres, on se donne tous les soins possibles r rendre leur figure exactement circulaire ou Mque; on se sert, pour cet effet, de bassins de al, qui sont formés au tour sur une surface sphéle tant en dedans qu'en dehors, oit âEBDFC (/^. 5i) la coupe d'un semblable iin, qui aura deux faces A£B et CFD, dont chae peut avoir son rayon à part ; quand on frotte morceau de verre sur la partie concave AEB de bassin, le verre en deviendra convexe; mais si le frotte sur la partie convexe CFD, il en devien-
concave. On se sert en premier lieu de sable \r frotter le verre contre le bassin jusqu'à ce il en ait pris la figure, et ensuite on se sert d'une 'e fine pour le dernier poli.
*our connaître la véritable figure des faces d'une tille, on n'a qu'à mesurer le rayon de la face du sin sur laquelle cette lentille a été formée; caria