‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 150 sur 253 · III* PARTIR. — LETTHE LVI · texte numérisé non relu

III* PARTIR. — LETTHE LVI

véritable mesure tant de la convexité que de la concavité des surfaces, c'est le rayon du cercle ou de la sphère qui leur convient, et dont elles font partie.

Ainsi, quand je dis que le rayon de la face convexe AEB (Jig. Si ) est de trois pouces, il faut entendre que AEB est un arc de cercle décrit avec un rayon de trois pouces, l'autre face ÂB étant plane.

Pour mettre encore mieux devant les yeux de V. A. la différence entre les convexités, lorsque leurs rayons sont plus ou moins grands, je mettrai ici plusieurs figures de différente convexité : deux pouces, un pouce, un demi -pouce, un tiers de pouce, un cinquième de pouce, un sixième de pouce, un huitième de pouce {Jig. 5a ).

L'on voit par là que plus le rayon est petit, plus la surface est courbée, ou différente de la plane; plus au contraire le rayon est grand , plus aussi h surface approche-t-etle de la plane, ou l'arc de cercle d'une ligne droite. Si je faisais le rayon encore plus grand, on n'y apercevrait enfin presque plus la courbure. A peine la remarque-t-on dans l'arc MN {Jig, 53), dont le rayon est de 6 pouces ou d'un demi-pied; et si le rayon était encore dix ou cent fois plus grand, la courbure deviendrait tout à fait insensible i la vue.

Cependant il n'en est pas ainsi à l'égard de la dioptrique; et j'aurai l'honneur de faire remarquer à V. A., dans la suite, que quand le rayon serait de cent ou de raille pieds , et que nous ne pourrions pas en remarquer la courbure, son effet cependant ne laisserait pas d'être encore très-sensible. EfTec-

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