DE LK COURBURE DES LENTILLES
livement il Taudrait que le rayon fui inKniment grand pour que la face devienne parfaitement plane: d'où V. A. peut conclure qu'une face plane peut être regardée comme une face convexe dontle rayon est infiniment grand, ou bien aussi comme une face concave d'un rayon infiniment grand. C'est dans ce cas où la convexité et la concavité se confondent ensemble, de sorte que la face plane est le milieu qui sépare la convexité de la concavité.
Mais plus les rayons sont petits, plus les convexités et les concavités deviennent seqpttles ou grandes ; et de là on dit réciproquement qu'une convexité ou concavité est d'autant plusgrande, que son rayon, qui en est la mesure, est petit.
Quelque grande que soit d'ailleurs la variété t)ui peut se rencontrer dans les lentilles ou verres, selon leurs deux surfaces , qui sont ou planes , ou convexes, ou concaves, et ceci encore d'une infi«> nité de manières différentes ; par rapport à l'effet qui en résulte dans la dioptrique, on les peut néanmoins ranger en trois classes principales, que voici :
La première classe comprend les verres qui sont partout également épais , soit que leurs deux faces soient planes et parall^es entre elles ^fig. 54)9 soit que l'une soit convexe et l'autre concave, mais concentriques ou décrites du même centre, de sorte que l'épaisseur reste partout la même (fig. 55). De ces verres, il est à remarquer qu'ils ne changent rien dans l'apparition des objets que nous voyons par leur moven. Cest comme s'il n'v avait rien entre nos yeux et les objets; et aussi, par cette raison,