IJI* PARTIE. LETTRE LVIII
tement le vrai objet O. Que V. A. considère en (J une étoile^ puisque nous supposons que le point O est extrêmement éloigné, le verre nous représentera en J une image de cette étoile ; mais une telle image qu'on ne saurait toucher, et qui en effet n'a aucune réalité, puisqu'il n'y a rien de réel en J, si ce n'est que les rayons partis du point O sont ras» semblés en J par la réfraction du verre. Il ne faut pas s'ima^ner non plus que l'étoile nous paraîtrait de la même manière que si l'objet ou l'étoile existait réellement en J. En effet, un corps plusieurs milliers de fois plus grand que la terre, comment pou^ rait-il exister en J ? tous nos sens en seraient frappés bien autrement : il faut donc bien remarquer que ce n'est qu'une image représentée en J, à peu près semblable à l'image d'une étoile représentée dans le fond de l'œil, ou bien à celle que nous voyons dans un miroir, dont l'effet n'a rien de surprenant.