‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 191 sur 253 · LETTRE LXXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXV

(lôfévrirr 1762.)

Détermination du champ apparent pour les lunettes de poche.

Le jugement sur le champ apparent étant de la plus grande importance dans la construction de télescopes et lunettes, j'en vais faire l'application aux giQtites lunettes sur lesquelles j'ai eu déjà l'honneur d'entretenir V. A.

Dans Ufg. 86, le verre PAP est l'objectif, QBQ l'oculaire, et la droite EF l'axe de la lunette sur lequel, à une distance très-grande, se trouve l'objet Ee^ vu par l'instrument sous l'angle EÂ^^ qui représente le demi-diamètre du champ apparent, puisqu'il s'étend autant de l'autre côté en bas. Le point E est donc le centre de l'espace vu par la lunette, dont le rayon EA , puisqu'il traverse perpendiculairement les deux verres, ne souffre aucune réfraction; et ainsi, pour que ce rayon entre dans l'œil, il faut fixer Tœil quelque part sur l'axe de la lunette BF, derrière l'oculaire, en sorte que le centre de la prunelle se trouve dans la ligne BF, ce qui est une règle générale pour toutes les lunettes. Considérons à présent l'extrémité visible de l'objet p, dont les layons remplissent exactement toute l'ouverture du verre objectif PAP; mais il suffira de n'en considérer que le rayon EA, qui passe par le milieu de lob-

tif A, puisque les autres rayons rentourent, et ne t presque que renforcer ce rayon : de sorte que, e rayon entre dans l'œil, les autres, ou au moins i bonne partie, y entrent aussi; et si ce rayon ntre point dans Foeil, quoique peut-être quelîs-uns des autres y entrent, ils sont trop faibles jr exciter dans Fœil usb impression assez \ive. ainsi nous pourrons fixer cette règle, que Texmité e de l'objet n'est vue qu'en tant que le rayon f après avoir passé les deux verres, entre dans U.

Tout bien considéré, il faut donc examiner avec n la route de ce rayon ek. Or, premièrement, îsque ce rayon passe par le milieu de l'objectif A, Ty souffre aucune réfraction, conformément à la ;le établie au commencement, que les rayons qui isent par le milieu d'un verre quelconque ne it pas détournés de leur route , ou ne souff*rent int de réfraction. Donc, ce rayon ^A, après avoir sué par l'objectif, continuerait la même route ur se réunir avec les autres rayons sortis du 5me point ^, au point /de l'image représentée r l'objectif en Ff, le point / étant l'imagé du int e de l'objet : mais le rayon rencontrant en m verre concave hors de son milieu , sera détourné

cette route; et au lieu d'aboutir en/ il prendra route en mn plus divergent de l'axe BF, comme st l'effet naturel des verres concaves de rendre

rayons toujours plus divergents. Pour connaître [\e nouvelle route mn^ que V. A. veuille bien se Livenir que le verre objectif représente robje^lf

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