‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 192 sur 253 · PARTIE. LETTRE LXXV · texte numérisé non relu

PARTIE. LETTRE LXXV

dans une situation renversée en F/^ de sorte que AF est égal à la distance du foyer de ce verre, qui transporte l'objet Ee en F/! \lors cette image F/ tient lieu de l'objet à l'égard du verre oculaire QBQ. qui à son tour le transporte de nouveau en G^, dont la distance BG doit être aussi grande que celle de l'objet même; et, pouncet effet , il est nécessaire de placer l'oculaire de sorte que l'intervalle BF soit égal à sa distance du foyer.

Pour la grandeur de ces images, la première ¥f est déterminée par la droite eAfj tirée de e par le milieu A du premier verre; et l'autre Gg par la droite /Bg-, tirée du point y par le milieu B du second verre. Cela marqué, le rayon Am dirigé vers le point /est réfracté, et sort en rnn : et celte ligne mn étant continuée en arrière, passe par le point gy puisque ce rayon mn produit dans l'œil le même effet que s'il venait effectivement du point g. Maintenant, comme cette ligne mn s'éloigne de plus en plus de l'axe BF, où le centre de la pupille se trouve, le rayon mn ne saurait entrer dans l'œil qu'en tant que l'ouverture de la pupille s'étend jusque-là; et si l'ouverture de la pupille était réduite à rien, le rayon mn serait exclu de l'œil, et ainsi le point e de l'objet ne saurait être vu de l'œil, ni même aucun autre point de l'objet hors de Taxe AE : il n'y aurait donc point de champ apparent, et l'œil ne verrait par cette lunette que le seul point E de l'objet qui se trouve dans son axe. Par là il est clair que cette espèce de lunette ne découvre un champ qu'autant que la pupille est ouverte;

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D sorte que plus l'ouverture de la pupille est grande ou petite, plus aussi le champ apparent sera ;rand ou petit. Dans ce cas, le point e sera donc incore visible à Tœil , si le petit intervalle B/7/ n'excède point la demi-largeur de la pupille, ou bien on demi-diamètre , afin que le rayon mn y puisse entrer; mais aussi dans ce cas il faut approcher Tœil lu verre oculaire autant qu'on le peut; car, puis- ]ue le rayon nui s'éloigne de l'axe FB, il échappe- -ait à la pupille dans un plus grand éloignement.

Maintenant il est aisé de déterminer le champ ipparent que ces lunettes nous découvrent sur le ferre oculaire : on n'a qu'à prendre l'intervalle Em Sgal à la demi-largeur de la pupille, et tirer par ce x>iDt m^ et le milieu du verre objectif A, la ligne Iroite mke; alors cette ligne marquera sur l'objet .^extrémité e qui sera encore visible par la lunette, »t l'angle Eke donaera le demi-diamètre du champ ipparent. Par là V. A. jugera aisément que, dès que la distance des verres AB surpasse de quelques pouces y l'angle BA/n doit devenir très-petit, puisi|ue la ligne ou distance Bm n'est qu'environ la vingtième partie d'un pouce. Or, si l'on voulait g^rossir beaucoup, il faudrait que la distance des ferres devienne très-considérable, et de là résulterait que le champ apparent deviendrait infiniment petit. C'est donc la nature des yeux qui met des bornes à cette espèce de lunettes, et qui nous oblige de recourir à d'autres espèces, dès qu'on souhaite des effets considérables.

'JlH.

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