DU DEGRÉ DE CLARTÉ
éteinte; mais aussi différents corps éclairés par la même lumière peuvent différer beaucoup en clarté , selon que leurs couleurs sont plus ou moins vives (i). Il n'est pas ici question de cette lumière ou de cette clarté qui se trouve dans les objets méf^ mes; mais, soit qu'elle soit forte ou faible, on dit qu'une lunette représente les objets en pleine clarté, lorsque nous les voyons par la lunette aussi clairement que par la vue simple; de sorte que, si l'objet est obscur de lui-même, on ne saurait prétendre que la lunette nous le représente avec éclat.
Ainsi, par rapport à la clarté, une lunette est parfaite lorsqu'elle nous représente les objets avec autant de clarté que si nous les regardions à la vue simple. Or, cela arrive comme dans les microscopes, lorsque toute l'ouverture de la pupille est remplie par les rayons qui viennent de chaque point de l'objet, après avoir été transmis par la lunette. Tant qu'une lunette fournit assez de rayons pour remplir toute l'ouverture de la pupille , on ne saurait désirer plus de clarté; et quand même la lunette en fournirait en plus grande abondance, cela serait inutile, puisqu'il n'en entrerait également point davantage dans l'œil.
Il faut donc ici principalement avoir égard à l'ouverture de la pupille, laquelle étant variable, on ne saurait rien fixer là-dessus, si l'on ne se réglait
(i) Les rayons jaunes sont ceux qui jouissent du plus grand pouvoir éclairant, ou dont la couleur est la plus vive, pour employer les expressions du texte. Foyez la note sur la lettre III , p. 87.