III* PARTIE. LRTTRE LXXXIX
VI. Enfin, on n'a qu'à placer le dernier verre de •façon que l'intervalle DR soit égal à sa distance de foyer; ce verre éloignera encore l'image RràTinfini, comme en S.^ , dont l'extrémité s sera déterminée par la ligne droite qu'on tirerait du milieu du verre D par l'extrémité r; et l'œil placé derrière ce verre verra effectivement l'image Ss au lieu du véritable objet Oo.
VII. De là il est aisé déjuger combien de fois cette lunette composée de quatre verres doit grossir les objets : on n'a qu'à avoir égard aux deux couples de verres AB et CD, dont chacune, séparément, serait une lunette astronomique. I^ première paire de verres A et B grossit autant de fois que la distance de foyer du premier verre A surpasse celle du second veiTe B ; et c'est autant de fois que l'image qui en est formée Qq est plus gi*ande que le véritable objet Oo.
VIII. Ensuite cette image Qq tenant lieu de l'objet par rapport à l'autre paire de verres C et D, elle sera encore multipliée autant de fois que la distance du verre C surpasse celle du verre D. Ces deux grossissements joints ensemble fournissent le vrai grossissement que tous les quatre verres produisent.
IX. Ainsi , si la première paire de verres A et B grossissait lo fois, et l'autre paire de verres C et D trois fois, la lunette grossirait 3 fois lo fois, c'està-dire 3o fois les objets; et l'ouverture du verre objectif A doit répondre à ce grossissement , selon la r^le que j'ai établie ci-dessus.