‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 26 sur 253 · DE LA DIVISIBILITÉ DES CORPS · texte numérisé non relu

DE LA DIVISIBILITÉ DES CORPS

avoir lieu dans les êtres étendus. Il en est de même que si je voulais dire que l'entendement et la volonté sont bieo des attributs de la notion de Thonmie eu général , mais ils ne sauraient avoir lieu dans les hommes individuels existants.

De là V. A . tirera aisément cette conclusion. Si }a divisibilité à Tinfini est uqe propriété de l'étendue en général , il faut nécessairement qu'elle convienne aussi à tous les êtres individuels étendus; ou bien, si les êtres actuels étendus ne sont pas divisibles à l'infini, il est faux que la divisibilité à l'infini soit une propriété de l'étendue en général.

On ne saurait nier l'une ou l'autre de ces conséquences, sans renverser les principes les plus solides de toutes nos connaissances; et les philosophes, qui n'admettent pas la divisibilité à l'infini dans les êtres réels étendus, ne devraient pas l'admettre non plus dans l'étendue en général; mais comme ifs accordent le dernier, ils tombent dans une contradiction ouverte.

V. À. ne doit pas en être surprise; c'est un défaut dont les plus grands hommes ne sont pas exempts. Mais ce qui est bien surprenant, ces philosophes, tâchant de se tirer de cet embarras, s'avisent de nier que les corps soient étendus. Ils disent que ce n'est que l'apparence d'une étendue qui se trouve dans les corps, et que l'étendue ne leur convient nullement.

V. k. comprend aisément que c'est une misérable chicane, par laquelle ils nient la principale et la plus évidente propriété de tous les corps. C'esUnne extra-

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