II. à
Il* PARTIE. > — LETTIIE LIX.
e'^ft-indîre , des particules dernières dont les corp sont composés, sera donc aussi grand dans le plu petit corps que dans le plus grand , ce nombre ëtan datts l'un et dans l'autre infini ; et de là les partisarai des monade^ se flattent que leur argument devien invincible. Car si le nombre des dernières particule dont deux corps sont composés est le même de par et d'autre, il faut bien, disent-ils, que les coipt sMmt parfaitement égaux entre eux.
. >^Or , ceci suppose ouvertement que les deriiière particules sont toutes parfaitement égales entre elles car si les unes étaient plus grandes que les autres, i ne serait pas surprenanUque l'un des deux corps fu beaucoup plus grand que l'autre. Mais , disent-ils il faut bien que toutes les dernières particules d tous les corps soient égales entre elles, puisqu'elle n'ont plus aucune étendue, et que leur grandeu s'évanouit absolument, ou qu'elle est rien. De là il forment même une nouvelle .objection , en disan que tous les corps seraient composés d'une infinit de riens, ce qui serait encore une plus grande absur dite.
3'en conviens t r es- vofeto tiers, maii je remarqu que les monadistes ne oevraient pas faire cette oh jection, eux qui soutiennent que tous les corps soc coniposés d'un certain nombre de monades, qybi que les monades, par rapport à la grandeur , soii^i^ absolument des rierts ; de sorte que , de leui' propr aveu , plusieurs riens sont capables de produite u: corps. Us disent bien que leurs monades ne sont pa rien, mais qu'elles sont douées d'une excellente qus
litéy sur laquelle la nature des corps qui en sont composés est fondée. Or, ici il n'est question que de retendue ; et comme ils sont obligés de dire que leurs monades n'ont aucune étendue , ou que leur étendue est rien , selon eux quelques riens feraient toujours quelque chose.
liais je ne veux pas pousser plus loin cet argument contre les monades : il s'agit ici de répondre directement à leur objection tirée des dernières particules de tous les corps, et par laquelle ils se flattent de ^.^Mnporter une victoire complète sur les partisans de la divisibilité à l'infini.
Or, d'abord je voudrais bien savoir ce que les monadistes entendent par les dernières particules d'un corps. Dans leur système, où chaque corps est composé d'un certain nombre de monades, je com^ prends très -bien que les dernières particules d'un corps sont les monades mêmes qui le constituent ; mais dans le système de la divisibilité à l'infini, ce root de dernières particules m'est absolument incompréhensible. .
Ils disent bien que ce sont les particules auxquelles CD parvient à la division d'un corps , après qu'on aura continué cette division à l'infini. Mais il me semble que c'est autant que si l'on disait : après qu'on aura achevé une division qui ne fmit jamais. Car la divisibilité à l'infini ne signifie autre chose que la possibilité de continuer toujours la division plus loin, sans qu'on parvienne jamais à la fin, où l'on serait obligé de cesser. Donc celui qui soutient la divisibilité à l'infini nie hautement l'existence des der-