‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 49 sur 253 · DE LA VISIBILITÉ DES CORPS OPAQUES · texte numérisé non relu

DE LA VISIBILITÉ DES CORPS OPAQUES

muniquer à l'air un semblable mouvement de vibration, qui 9 étant transmis à l'oreille, y excite le sentiment d'un son que cette même corde. rend.

Or, de la même manière qu'une corde excite dans Tair un tel mouvement, il s'ensuit réciproquement qu'un tel mouvement dans l'air est aussi capable d'agir sur la corde et de la faire trembler. Donc, puisqu'il est certain qu'un bruit est capable de mettre en mouvement les cordes d'un clavecin pour les faire résonner, la même chose doit aussi avoir Geu dans les objets de notre vue.

Les corps colorés sont semblables aux cordes (TuD clavecin, et les différentes coideurs aux sons, différents, par rapport au grave et à l'aigu. La lumière dont ces corps soat éclairés est analogue au bruit auquel le clavecin est exposé ; et comme ce bt*uit agit sur les cordes, la lumière dont un corps est éclairé agira d'une manière semblable sur les moindres particules dans la surface de ce oorps; et en leur faisaut rendre des vibrations, il en naît des rayons, tout de même que si ces particules étaient lumineuses; la lumière n'étant antre chose que le mou- Tenient de vibration des moindres particules d'un corps communiquées à l'éther, qui les transmet ensuite jusque dans les yeux.

Après cet éclaircissement, il me semble que tous les doutes que Y. A. pourrait encore avoir eus sur mon système dés couleurs doivent s'évanouir. Au moins je me flatte d'avoir aussibien établi le vrai principe de toutes les couleurs différentes, qu'expliqué comment ces couleurs nous deviennent visibles par la

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seule lumière dont les corps sont éclairés, à moins que les doutes ne roulent sur quelque autre article que je ji'ai pas touché.

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