‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 80 sur 253 · II. la · texte numérisé non relu

II. la

178 lir PARTIE. LETTRE X\î\.

uo globe autrement que par un cercle (Jig. i3), V. A. y suppléera par rimaginatîoo. Aînsi B, A, étant les deux pôles de la terre, B le boréal, et A raustral, DMKErepréseutera Téquateur, ou plutôt cette moitié qui est tournée vers nous, Tautre moitié de Téquateur nous étant cachée de Tautre côté.

La ligne D.\I^'E nous représente donc un demicercle, aussi bien que BDA et BEA, tous ces demicercles ayant leurs centres au centre du globe COd se peut encore imaginer une infinité d'autres demicercles, tous tirés par les deux pôles A et B de h terre, et passant par autant de points difTérents de réquateur qu'il y a de demi -cercles diffiérents, comme BMA , BNA; ceux-ci seront tous semblaUa aux jpremiers demi-cercles BDA et BEA. Quoique dans la (igure leurs traits soient très différents, Timagination y doit suppléer, car sur un ^lobe actuel la chose est très-évidente.

Tous ces demi-cercles tirés d'un pôle à l'autre, par quelque point de l'équateur qu'ils passent, soat nommés mérUiiens; ou bien un méridien n'est autre chose qu'un demi-cercle qui sur la suria<% de h terre est tiré d'un pôle à l'autre; d'où V. A. comprend que, prenant un lieu quelconque sur la surface de la terre, comme le point L, on peut toujours concevoir un méridien BLMA, qui, en passant par les deux pôles, traverse ce lieu L. C'est alors qu'on nomme ce méridien le méridien du lieu L. Si, par exemple, L était Berlin, le demi-cercle BLMA serait le méridien de Berlin; et ainsi de même par rapport à tous les autres lieux de la terre.

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