DR LA OÉTERMINATION DES LATITUDES
centre de la terre pour y mesurer cet angle , il faut recourir au ciel. C'est là où la prolongation de Taxe de la terre AB mène au point boréal du ciel P, qu'on doit regarder comme infiniment éloigné de la terre. Qu'on prolonge aussi le rayon LC qui aboutira dans le ciel au point Z, qu'on nomme le zénith du lieu ; ensuite tirant par L la ligne droite ST perpendiculaire au rayon CL, V. Â. se souviendra que cette ligne ST est une tangente du cercle, et qu'elle sera par conséquent horizontale au lieu L, notre horizon touchant toujours la surface de la terre au lieu où nous nous trouvons.
Qu'on regarde maintenant en L vers le pôle du ciel P, lequel étant infiniment éloigné, la droite LQ qui y est dirigée sera parallèle à la ligne ÂBP', ou à l'axe de la terre; ce pôle du ciel paraîtra donc enlrele zénith et l'horizon LT, et l'angle TLQ, indiqué par la lettre m, montrera combien la droite LQ, dirigée au pôle , est élevée au-dessus de l'horizon; d'où cet angle m est nommé Véléifation du pôle.
V. A. a déjà sans doute assez souvent entendu parler de l'élévation du pôle , qu'on nomme aussi la hauteur du pôle,, et qui n'est autr^ chose que l'angle que la ligne droite LQ, dirigée vers le pôle du ciel, fait avec l'horizon du lieu où nous sommes. V. A. comprend aussi aisément la possibilité d'observer cet angle /72 par le moyen d'un certain instrument astronomique propre à ce dessein, sans que j'aie besoin d'entrer dans un plus gi*and détail là-dessus.