III* PARTIE. LETTRE MIX
qu'à tirer, sur rhorizon où Ton se trouve, une ligne droite du nord vers le sud , qu'on nomme la ligne méridienne de ce lieu. 11 faut se donner toutes les peines possibles pour tracer bien exactement cette ligne méridienne, et c'est en quoi le ciel nous doit encore servir de guide.
V. A. sait qu'il est midi quand le soleil se trouve le plus élevé au-dessus de l'horizon ; or, c'est alors que le soleil se trouve précisément vers le sud, et l'ombre d'un bâton fixé perpendiculairement sur un plan horizontal tombera alors précisément vers le nord ; d'où il est aisé de comprendre comment les observations du soleil nous fournissent les moyens de bien tracer la ligne méridienne, en quelque lieu que nous nous trouvions.
Or, ayant tracé la ligne méridienne, toutes les autres directions ou routes sont aisément déterminées.
Soit dans la^^. 17 la ligne droite NS la méridienne, l'extrémité N étant dirigée vers le nord, et le bout S vers le sud. A cette méridienne NS, qu'on tire perpendiculairement la droite OE, dont l'extrémité E sera dirigée vers l'orient ou Xesf, et l'autre extrémité O vers l'occident ou Vouestii). Maintenant, après avoir divisé le cercle en seize parties ^ales, on aura autant de directions nommées par les lettres y jointes; et, en cas qu'on suive une route qui ne convienne pas exactement avec une de ces seize, on
(i) Le texte de l'édition originale emploie les dénominations allemandes ostei west
DS L4 DÉTERHIKATION DBS LONGITUDES. 201
arque l*aiigle qu'elle fait avec la méridienne NS, 1 avec la ligne OE qui lui est perpendiculaire. Cest par ce moyen qu'on pourra exactement mnaitre la route qu'on tient en voyageant ; et lUles les fois qu'on est bien assuré tant de la lonleur du chemin que de la route qu'on aura suie, il est fort aisé de déterminer le vrai lieu où l'on ni parvenu 9 et d'en assigner même tant la latitude ne la longitude. Pour cet effet , on se servira d'une Mme carte géographique, dont l'étendue doit être grande, qu'elle contienne tant le lieu d'où l'on est arti que celui où l'on est arrivé ; et sur cette carte o pourra tirer le cheinin qu'on aura parcouru, Moyennant l'échelle qui marque la grandeur d'un oiUe dans cette carte.
hàfig» 1 8 représente une telle carte, où sont mar* ({nés, de degré en degré, tant les parallèles de gaudie à droite que les méridiens de haut en bas, et 00 l'on verra aussi que les méridiens sont plus prodies les uns des autres en haut vers le nord qu'en bis vers le sud, comme cela arrive actuellement sur il terre.
Cette carte renferme une partie de la surface de il terre depuis 53 degrés de latitude boréale , jus- ({u'au 59^ degré ; et depuis 1 3 degrés de longitude jusqu'au ^&^ degré.
Supposons maintenant qu'on soit parti du lien L^ dont la longitude est 16^ et la latitude 67^ 10', et qu'on ait tenu la route est^sud-est y sur laquelle on ait parcouru un chemin de 7$ milles d'Allemagne. Pour trouver la longitude et la latitude du lieu où