III* PARTI». LETTRE MIX
l'on sera parvenu , soit tirée du lieu L la droite LM qui fasse avec le méridien i6-^i6 le même angle que feit dans la figure précédente la direction ese avec NS. Ensuite sur celte ligne qu'on prenne^ selon récbelle marquée dans la carte ^ LM de 75 milles d'Allemagne ^ et le point M sera le lieu où l'on sera parvenu.
A présent on n'a qu'à comparer ce lieu avec les ipéridiens et les parallèles tracés sur la carte, et 00 verra que sa longitude tombe très-près du 'klf degré; et en mesurant plus exactement la partie do degré à ajouter au ^l\^ degré , on trouvera la longitude du point M de ^4'' t\ • Pour la latitude , 00 voit qu'elle se tix)uve entre le 55* et le 56* degré, et on l'estimera aisément de 55" ^5'; de sorte que du lieu M, où l'on est parvenu , la latitude est 55*" a 5^ et la longitude "^il" t\.
Ici y j'ai supposé qu'on a suivi pendant tout le voyage la même route marquée ese; mais si l'on changeait de route de temps en temps , on n'aurait qu'à finire pour chaque changement la même opéralion, pour trouver le lieu où l'on a été alors; et ensuite de ce lieu on tracera la route suivante, jusqu'à ce qu'on l'ait changée de nouveau, et ainsi de suite, jusqu'à ce quon arrive au dernier endroit. Par ce moyen, on sera toujours en état, dans les voyages, de connaître les lieux où l'on arrive, pourvu qu'on sache toujours exactement la route qu'on tient, et quon mesure aussi exactement le chemin qu'on parcourt.
Dans ce cas, on pourrait même se passer des se-
DE LA DÉTERMfrATION DES LONGITUDES. 203
COUTS tirés de l'astronomie y à moins qu'cm n'en ait besoin pour connaître au juste la roate, ou fangle quelle fait avec la méridienne; mais Taiguille aiaiaotée ou la boussole peut souvent suppléer à ce besoin.
V. A. comprendra cependant aisément qu'on peut se tromper bien considérablement dans l'estime de la route et de la longueur du chemin , sur« tout dans des voyages fort longs. Quand je vais seu« lement à Magdebourg, combien de fois ne cliangé-je point de route? et comment mesurerai-je exacte^ ment la longueur du chemin? Mais quand le voyage se foit par terre, on n'est pas réduit à cet expédient; on est alors en état de mesurer , par des opérations géométriques, les distances des lieux, et les angles que ces distances font avec la méridienne de chaque endroit ; et c'est par ce moyen qu'on détermine as* ses exactement la véritable situation de tous les lieux.