‹ Lettres de l'intendant Bigot au chevalier de Lévis [microforme]Chapitre 8 sur 15 · ER S · texte numérisé non relu

ER S

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Il n’y a rien de nouveau ici. M. Wolfe fait brûler dans plusieurs paroisses. Il ne peut pas tarder à recevoir les lettres d’Amherst par la voie de Boston. Les lettres que nous avons prises les annoncent,

Je vous souhaite beaucoup de santé et la continuation

de votre amitié; vous ne pouvez en honorer personne qui la mérite mieux.

Au quartier général, le 1 septembre 1759,

J'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 25 du mois dernier, J'ai été charmé d'apprendre que vous êtes arrivé en bonne santé à l’Ile-aux-Galops. Je vois que vous n'avez pas bonne opinion de la défense de cette île, J'ai grande confiance dans les ouvrages que vous ordonnez, soit dans cette île ou ailleurs, et j'espère que, pourvu que vous y soyez, les ennemis seront battus, s'ils veulent descendre les Rapides; mais je doute qu'ils tentent par là, hormis qu'ils n’y vinssent avec des forces extraordinaires, car ils n’auroient point de retraite. à

Les ouvrages de lIle-aux-Noix avancent, et on regarde à présent ce poste impénétrable, à ce que les officiers qui y sont mandent, parce que la saison est trop avancée pour pouvoir venir par terre.

Nous sommes toujours ici dans la même position, à trois mille hommes près qui sont depuis Québec jusqu’à

Jacques-Cartier. Les ennemis, qui ont fait passer au-dessus de Québec dix-neuf frégates ou goélettes et bateaux, les gros vaisseaux compris, ont donné lieu à cette augmentation de troupes dans cette partie. On pense que c’est pour passer le Richelieu et prendre nos bâtiments. On saura ce qui en est cette nuit; car ils ont eu gros vent de nord-est avec la marée depuis midi jusqu’à cinq heures, et ils étoient mouillés à la Pointeaux-Trembles, S'ils n’ont pas fait le Richelieu, ils n’ont pas dessein de le faire, et leur projet sera de nous faire faire diversion, pour que nous ne les attaquions pas; ils en ont une grande peur, suivant les déserteurs.

Ils ont ôté beaucoup de canons du Sault et ils ont embarqué des effets ; ils brûlent toujours de tous côtés.

Le sieur Canon fut joindre avant-hier avec trois frégates, les plus grosses du munitionnaire, M. Vauquelin au-dessus du Richelieu. Il en perdit une de vingtsix canons, toute neuve, qui s'échoua à pleine voile sur un rocher, Il est de la dernière conséquence que M. Vauquelin arrête les Anglois, sans quoi ils iroient jusqu'aux Trois-Rivières, et notre communication par eau avec Montréal seroit interrompue, non pas par terre, parce qu'il ne paroît pas y avoir beaucoup de monde sur ces bâtiments,

On vient de me dire qu’il y avoit eu après-midi du monde embarqué au Sault avec beaucoup d'effets dans les berges. On a tiré longtemps sur eux sans qu'ils aient répondu.

Les vivres commencent à me donner bien de la peine, C’est la farine nouvelle qui va nous faire vivre. Nous

ne.

pus

en avons une goélette chargée à Batiscan venant de Montréal. Savoir comment nous la ferons venir.

Nous tuerons chevaux et tout ce qui est mangeable, si l'ennemi nous bouche le passage.

Nous n'avons d’ailleurs rien de nouveau.

Biaor.

P.S.— Je vous recommande fort nos récoltes, et je suis bien persuadé que vous les protégerez de votre mieux ; vous en savez la conséquence.

J'oubliois d’avoir l'honneur de vous dire que les Anglois ont tué l'abbé Portneuf, curé de Saint-Joachim, ct neuf habitants avec lui, quoiqu'ils se fussent rendus prisonniers. Ils étoient dix habitants avec lui; un seul s’est sauvé, Ils furent cernés dans un bois par deux cents rangers. Le curé a eu la tête ouverte en quatre et toute la chevelure faite, M. Wolfe est cruel.

Du 2.

Ila passé hierau soir six cents hommes du Sault à l’Ile-d’Orléans ; ils le quitteront bientôt, suivant les apparences.

J'apprends que tous les navires anglois ont descendu, malgré le nord-est qui règne encore, à Sillery, où ils sont, C’est une preuve qu’ils ne veulent pas monter le Richelieu. Je compte qu'ils remonteront au flot, Ils ne font ces manœuvres que pour faire diversion et pour pouvoir brûler à leur aise, et peut-être nous attaquer, Ils m'ôtent une belle épine du pied de ne pas monter le Richelieu. A midi M. de Montcalm me

marque que les Anglois passent tous du Sault à l'Iled'Orléans. On tire dessus le 24 qu’on avoit mis dans la redoute ; mais ils s’embarquent plus bas. On dégarnira aujourd'hui notre gauche.

Quartier général, 4 septembre 1759.

J’ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 30 du mois dernier.

Je vous suis sensiblement obligé des nouvelles de vos opérations dont vous voulez bien me faire part. Vous trouvez, Monsieur, le moyen d’assurer cette frontière; c’est un grand point dont le Canada doit vous avoir grande obligation. Il est à présumer, suivant la déposition du prisonnier que vous avez fait faire et que vous avez eu la bonté de m'envoyer, que les Rapides ne seront pas attaqués cette année, J'espère la même chose du côté de l’Ile-aux-Noix, tant par le rapport des derniers prisonniers faits dans cette partie que par les lettres interceptées sur deux officiers envoyés par M. Ambherst au général Wolfe. J’avois eu l’honneur de vous en rendre compte, et j'avois adressé ma lettre à M"° Péan. Elle me marque ne vous l'avoir pas fait passer, ayant ignoré le dernier courrier que M. de Rigaud vous a expédié,

Mais ce qui m’embarrasse le plus, ce sont les vivres. Ilen faut à votre armée et à celle du lac Champlain

au 1” octobre, et à celle-ci au 15 de ce mois, dJene peux réussir à faire donner du monde à M. Martel pour faire battre ; je m'en lave les mains, je suis en règle. Il lui faudroit trois cents hommes en sus de ceux qu'il a; et encore je doute qu’on fournisse avec. J'ai engagé Monsieur le général de les tirer de l’Ile-aux-Noix ; à savoir s'ils viendront,

Les Anglois évacuèrent hier matin entièrement le Sault, Dans la crainte qu’on ne tomba sur leur arrièregarde, ils firent tenir leur armée dans les berges, au milieu du fleuve et à la Pointe-de-Lévis ; nous vimes qu'ils n’en ont que cent cinquante, tant grandes que petites ; de sorte qu'ils firent leur retraite fort tranquillement. Ils ont repris leur ancien camp à l’Ile-d’Orléans, vis-à-vis le Sault, et deux mille hommes ou environ ont été camper sur les hauteurs de la côte du Sud, vis-à-vis la Canardière. Ils ont augmenté leurs batteries sur la ville de plusieurs pièces de canons, pour battre le quartier du Palais qui n’est pas encore ruiné. Ils tirent plus que ci-devant.

M. le marquis de Montcalm a diminué de beaucoup la gauche et a renforcé la droite, Les navires anglois sont mouillés à Saint-Michel au nombre de dix-neuf, tant frégates que bateaux et goclettes. lJ’avois craint qu'ils n’eussent voulu se placer au delà du Richelieu, et, en ce cas, ils coupoient notre communication avec Montréal. Ils ne la coupent encore que trop, parce qu'il faut tout faire venir par terre de la Pointe-aux- Trembles ici, et les charrettes ne peuvent y suftire. J'espère néanmoins qu’en prenant de tous côtés, notre armée se soutiendra,

Honorez-moi, je vous prie, d’un peu de part dans votre souvenir, Je ne compte vous la demander de vive voix qu'à la fin du mois prochain; car je ne me | flatte point que les ennemis partent avant le 10 ou 15 octobre.

8 septembre 1759.

ll | J’ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 6. Je fl | f suis charmé de vous savoir de retour en bonne santé. jh | Je vois que vous vous préparez à aller à l’Ile-aux-Noix. | Je vous suis sensiblement obligé des trois cents | hommes que vous avez accordés à M. Martel pour le | battage des grains. J'espère qu'avec ce secours il fera | faire face aux besoins du seri *. Nous avons grand besoin ici d’un renfort en farine ; car la troupe n’a que trois quarterons de pain; ce qui la confirme dans le droit qu’elle s’étoit attribué de tuer bœufs, vaches, cochons et volailles, et de prendre les pois et autres légumes. Tout le voisinage à présent, à deux lieues à la ronde, est ravagé, Tout va au mieux aux Rapides, à ce qu'il paroît, et il en sera de même à l’Ile-aux-Noix. Je suis tranquille à présent pour ces parties : vous les avez vues.

Vous aurez appris qu'il a encore passé la nuit dernière devant la ville quatre bâtiments, dont une frégate portant du 8. Ils ont à présent, au-dessus de

Québec, vingt-deux bâtiments; ils sont tous mouillés au Cap-Rouge, hormis que la marée d’après-dîner ne les fasse monter. Il vente nord-est, et s'ils n’en profitoient pas pour monter le Richelieu, ce seroit une marque qu’ils ne veulent faire qu’une diversion pour brûler à leur aise en bas. Si, au contraire, ils montoient le Richelieu, il n’est point douteux qu’ils ne battissent nos frégates, et pour lors ils pourroient percer; ce qui donneroit bien de la tablature. M. Vauquelin a ordre de couler des bâtiments au-dessus du Richelieu, dans l'endroit qu’il jugera le plus étroit et le plus avantageux pour cette opération. Sans cela, ils gagneroient les Trois-Rivières, et nous aurions de la peine à les suivre par terre, tant à cause de la marche que des vivres, dont ces pays-là sont dénués. Voilà tout ce que je crains, Il y a sur ces vingt-deux bâtiments deux à trois mille hommes de troupes.

M. Le Mercier m'a fait part des abus qu'il y avoit dans les postes que vous avez vus et du remède pour les supprimer. Je vous en suis sensiblement obligé.

Au quartier général, le 11 septembre 1759,

J'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 7 du courant.

Je vous rends bien des grâces des secours d'hommes que vous voulez bien donner à M. Martel pour le bat-

tage du blé, Vous en connoissez, Monsieur, la conséquence. C’est ce qui me tranquillise un peu; car les pluies qui règnent depuis longtemps me donnent de grandes inquiétudes, Elles empêchent le blé de mûrir dans notre gouvernement, Si j'avois pu en avoir une certaine quantité, il auroit bouché le vide que la position des ennemis, depuis la Pointe-aux-Trembles jusqu’à Sillery, peut nous procurer. Nous ferons ce que nous pourrons, pour nous faire parvenir par eau ces secours jusqu'au camp; mais ils coûteront bien des risques, la rivière étant étroite vis-à-vis Sillery, surtout à mer basse, Toutes les charrettes sont rompues, depuis Québec jusqu’au Cap-de-la-Madeleine, et les chevaux ruinés, depuis qu'on a fait des transports de Jacques-Cartier à Québec; de sorte qu’il ne nous est plus possible d’en faire faire par terre,

Je pense bien différemment que vous sur le départ des Anglois; je compte qu’ils seront encore ici le 15 octobre. J’aimerois bien à me flatter; mais je ne le peux.

J'écris, Monsieur, à M. de Maurepas sur l'affaire de M"*° Chabert, et je lui marque de surseoir toute poursuite. Vos recommandations me seront toujours chères, et je les regarderai avec plaisir comme des ordres, Nous n'avons d’ailleurs rien de nouveau; les batteries de devant la ville font feu plus que jamais. Ils en veulent beaucoup au Palais et à mon quartier; il y entre quantité de boulets, et les bombes veulent bien ne tomber que tout autour. La maison de M"° Péan en a enfin reçu une hier. Elle tomba dans la petite allée de sa chambre à coucher, et elle fracassa toutes les

armoires et les cristaux de table, M. Daine, qui se trouva dans la chambre à côté, eut une belle peur, Ma maison ne désemplit pas, au camp, de femmes avec leurs enfants qui meurent de faim.

BIGoT.

P. S. — M. Martel doit vous demauder du monde, outre les trois cents hommes, ou, s’il y a assez d'habitants du gouvernement de Montréal retirés chez eux, leur ordonner de battre sur-le-champ de leur grain. Les trois cents derniers hommes ne suffiroient pas; car il faut battre dans tout octobre pour les deux armées d’En- Haut et celle-ci, pour les garnisons d'hiver et pour trois mois à la ville de Québec.

A la Pointe-aux-Trembles, le 15 septembre 1759.

J'ai été bien mortifié d'apprendre qu'on craignoit pour les Rapides. J’appréhende fort que, jugeant que votre présence y est nécessaire, vous y restiez, Comment ieroit-on à Jacques-Cartier où l’armée se retire ? Je vois déjà des incertitudes pour y rester. On préfère Batiscan, c'est-à-dire plusieurs officiers ; car le chef n’a pas prononcé, puisque M. de Pontleroy est parti de grand matin pour aller le reconnoître et le local et y faire ou tracer les ouvrages nécessaires. Votre présence feroit ici un grand effet, et d'autant plus que l'armée va manquer de ce qui pourroit être nécessaire,

outre la vie, Tout a resté dans les magasins de Québec, et ceux de Montréal ne sont pas garnis. J'ai prévenu ces messieurs, qui tous ont été réunis pour se retirer à Jacques-Cartier, que la saison avancée exigeroit des tentes et canonnières et autres choses indispensables, qu'ils crieroient quand tout cela manqueroit. Ils ont dit que non; je le souhaite,

N’auriez-vous pas pensé, Monsieur, comme moi, qu’il auroit été mieux de rassembler tous les corps de M. de Bougainville, qui étoit l'élite des troupes et des milices, faire sortir tout de la ville, à la réserve de l'artillerie et des éclopés, et donner sur l'ennemi à la pointe du jour, si on n’avoit pu le faire dès le jour même ; vous auriez formé dix mille hommes au moins contre trois ou quatre, Il y auroit eu bien du malheur si vous ne les eussiez pas battus. J’ignore ce que M. de Vaudreuil vous marque, étant venu coucher plus loin que lui pour me reposer ; il y avoit quarante-huit heures que je n’avois dormi. Je vais le rejoindre.

M. de Montcalm mourut hier matin à ce que m'a assuré hier au soir M. Johnstone qui vouloit aller au-devant de vous. Je l'en ai empêché, disant qu’il n’étoit pas sûr que vous vinssiez.

A Montréal, le 2 octobre 1759.

Je viens d'arriver et je profite de la première occasion qui se présente pour vous renouveler les assurances

de mon attachement, J'ai su dans ma route d’où provenoit le peu de volonté de la part de certains habitants pour livrer et battre leur blé. Elle a été occasionnée pin par la nouvelle que le P. Béré, récollet, qui porta les Hit lettres de la prise de l'officier anglois à la Présentation | avoit répandue *, Il dit aux habitants que les ennemis perçoient par les Rapides, et ces habitants, se croyant déjà aux Anglois, regrettoient leur blé, pensant que les François ne le paieroient pas. En les menant un peu ferme, ils exécuteront sûrement nos ordres, Je vais prendre connoissance de notre situation pour les farines, afin que notre armée n’en manque pas.

Il ne parott pas de mouvement en haut.

HE

A Montréal, le 4 octobre 1759,

J'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 30 du passé. | J'ai, en effet, trouvé en chemin plusieurs habitants (1 A du gouvernement de Québec qui retournoient chez eux. M. de Rigaud les a renvoyés, touché de leur situation et dans l'espérance ou comptant que les ennemis ne perceront pas ; guerre et pitié ne s’accommodent point, La saison heureusement avance, et il paroît, par

* Le P, de Bérey.

la dernière découverte faite à la Présentation, que les ennemis ne tenteront rien cette année de ce côté-là, Vous en aurez été informé, L’'Ile-aux-Noix ainsi que le fort Lévis vont être approvisionnés. Il part demain des bateaux de Lachine, et je vais rendre une ordonnance pour faire battre pour votre armée,

M. de Vaudreuil ne pense pas qu'il soit nécessaire de garder des frégates pour le printemps prochain. Nous en garderons néanmoins, malgré nous, deux du Roi : une qui est aux Trois-Rivières et l’autre ici, La première a besoin d’être visitée et elle n’a pas de vivres, et la dernière est sans matelots et sans vivres.

Je me charge de faire punir sévèrement les entrepreneurs des Anglois à Québec.

M. de Rigaud est si piqué contre M. de Vaudreuil, au sujet de votre commandement, qu'il s’est retiré de chez lui et a été loger chez Feltz. Je travaille à lui faire entendre raison là-dessus, ce qui n'est pas aisé, et À le faire revenir chez Monsieur son frère,

Quoique je ne fasse point rentrer cette année de papier pour convertir en lettres de change, n’en ayant pas le temps, cette opération exigeant près de deux mois et demi et le trésorier n'étant pas encore ici, si vous en aviez besoin, chargez quelqu'un ou moi-même de vos petites affaires. Mais j'ai l’honneur de vous prévenir qu’excepté à vous, je ne donnerai point à l’étatmajor d'autre terme pour leurs lettres de change que celui prescrit; je serois désapprouvé. Je vous parle de cela, parce que j'entendis dire au major général que, puisque les bataillons avoient eu dix mille livres du

premier terme, il devoit en avoir au prorata, Mais il n’a pas fait attention que ces appointements avoient augmenté, et non ceux des officiers des bataillons,

Je vous souhaite une parfaite santé,

Btaor.

P.S. — M"° Péan me charge d'avoir l'honneur de vous faire mille compliments de sa part,

XLVIT

Montréal, le 5 octobre 1759,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 1° de ce mois. Vous ne devez point douter que je ne fasse tout ce qui dépendra de moi pour obliger Messieurs les officiers de terre ; je vous prie d’en être persuadé,

Les hardes et effets que la cour m'a envoyés de France cette année, sont heureusement à Montréal, où je les fis passer à leur réception ; mais il n’y a que cinquante habillements par bataillon et, en outre, des effets pour les officiers. Je ne toucherai ni à l’un ni à l’autre que lorsque vous le jugerez à propos.

On va mettre dans le bateau de M. Cadet les herminettes, ciseaux de charpentiers et autres ferrailles et outils qu’on a demandés et qui n’ont pu encore être envoyés,

L'affaire de Saint-François est bien malheureuse ; il en est arrivé ici un sauvage et une sauvagesse blessés ;

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on n’en sait pas encore les particularités. Si le détachement de M. de Bourlamaque ne s'amuse pas à l’avantgarde que les ennemis enverront devant eux, le parti devroit périr.

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P. S.— Je marque à M. Querdisien de revenir ici sous peu de jours, hormis que vous n’en eussiez besoin, Je compte que les vivres sont à présent en ordre ; vous vous étiez donné assez de mouvement pour cela, Lorsque ce commissaire sera parti, je vous prierai de vouloir bien nommer quelqu'un pour ordonner au garde-magasin la délivrance des vivres, si vous ne voulez pas signer vous-même les billets, Je voudrois faire connoître à ce commissaire le service de l’automne. S'il vous étoit utile, ce seroit partie remise.

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