‹ Lettres de la duchesse de Broglie-- 1814-1838Chapitre 15 sur 33 · Madame Guizot était morte à son retour de Plombières · texte numérisé non relu

Madame Guizot était morte à son retour de Plombières

LETTRES DE LA DUCHESSE DE BROGLIE. lo7

tumés. Depuis, nous sommes rentrés dans notre solitude. Le succès de François* nous a tous remplis de joie. M. Doudan vous prie de l'en bien féliciter, il dit qu'il s'y attendait. J'ai eu le cœur bien serré par la pensée de la joie de sa mère. Je repense souvent à ce qu'elle me disait ici de son bonheur, mais aussi de l'impossibilité pour elle de supporter les chances de perdre les objets de ses affections. Et s'il se mêle en moi un regret amer de ce qu'elle ne jouit plus (ou du moins de ce que nous ne la voyons pas jouir, des biens de ce monde) il est une grande douceur à penser qu'elle est si bien à l'abri. Victor n'est pas encore convaincu de la dissolution. Voulezvous avoir la bonté d'apporter avec vous un morceau de métaphysique de M. de Rémusat sur la terre, que M. Doudan désire lire, et de prendre chez notre portière, la traduction des tragiques grecs de M. Artaud et un sermon de M. Gaussen à mon adresse. Adieu, cher ami, écrivez-nous bien vite; ce sera une grande joie pour nous, et j'ai besoin de me dire que vous

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