CIX.— A la sœnr AngéUqne de Saint-Jean Amanld d'AndiUy
Sur divers sujets.
Gloire à Jésus au Très-Saint-Sacrement t
(Fin d^f^wr 1650.) Ma très-chère sœur, Nous vous renvoyons le petit extrait. Je vous supplie de dire à la mère prieure que je m'attendois
qu'elle nous euTerroit la retenue de ma sœur AntoineUe , sur l'exhortation du jour de V habit, dont je ferois un sommaire de trois points que j'enyerrbis à M. de la Place ^ pour le corriger ; car c'est trop lui donner de peine de tout revoir, n'ayant dessein que d'extraire ce qui doit servir de considérations et d'entretiens pendant l'assistance, pour le faire entrer dans les Constitutions, suivant l'inspiration que vous en avez eue; et quand même on ne le voudroit pas mettre en ce lieu, cela est fort utile pour donner en particulier.
Vous avez prévenu le jour où l'Église nous ordonne de rompre la dureté de nos cœurs en les déchirant en plusieurs pièces, qui sont autant de renoncemens à notre propre esprit. Je prie Dieu, ma chère sœur, qu'il vous donne et à moi cette flexibilité qui fait la meilleure partie de la pénitence, puisque rien ne satisfait mieux au péché que d'agir contre la cause de la plupart de ceux que nous faisons.
ex.— A Mademoiselle Pascal.
4S mars 4650.
Je VOUS avois fait réponse, et je crois que vous aurez eu le même sentiment que moi, et que vous n'aurez rien perdu aux lettres que vous n'aurez pas reçues; car Dieu se contente qu'on expose son état à ceux qu'on doit prendre pour sa conduite, après quoi il remédie souvent par lui-même aux choses pour lesquelles on a eu recours aux créatures.