CCXIV.— A la sœur Marie- Angélique de Sainte-Thérèse
Amanld d'AndiUy.
On est obligé de s^humilier pour ses infirmiiés. — Les religieuses infirmes qui sont vertueuses ne sont jamais à charge.
Vers la fin de février 4654.
Puisque vous avez éprouvé que vous êtes plus mal en ce temps-ci, il faut vous contenter de faire Tabstinence et ne rien faire de surcroît qui vous puisse empirer; c'est pourquoi je ne puis vous donner de règle pour l'office, sinon d'y aller quand vous pourrez. Vous savez qu'on est obligé de s'humilier pour ses infirmités, et que c'est une chose bien opposée que d'avoir tant de peine de ce que l'on peut penser des dispenses que Ton vous donne , et d'arrêter votre esprit sur ce que vous êtes à charge à la maison tant pour le corps que pour Tesprit. Pour le premier, je vous dirai une pensée de notre mère, qui est que les religieuses infirmes qui sont vertueuses ne sont jamais à charge; au contraire elles sont la bénédiction des monastères, parce qu'elles pratiquent l'humilité et donnent sujet aux autres d'exercer la charité, qui sont les plus excellentes de toutes les vertus. Hais pour ce qui est du défaut de bonne volonté, et ensuite de fldélilé aux devoirs de la religion qui regardent Tesprit^ celles qui y man-