CCLXV.— A la mère Marie dM Anges Suirean, abbMta
de Port-Royal.
Elle la remercie et se reconiDiaDde k tes prières.
Gloire à Jésus au Très-Saint-Sacrement 1
Mardi matin (5 octobre 4655).
Ma très-chère mère, Je vous remercie très-humblement
d'avoir pris la peine de nous mander des nouvelles de ma sœur Angélique-Thérèse *. J'en élois en |ieine, craignant qu'elle ne fût demeurée dans la tristesse^ ce qui lui auroit fait tort. Dieu lui a donné par sa grâce de la confiance eu vous, et à vous une grande l)onté pour elle comme |)Our toutes \os filles. Je vous supplie très-humblement de me la faire ressentir devant Dieu» car rien ne me profite. Je fus touchée le premier jour que j'ai passé ici d'un grand désir de me changer^ mais cela n'a pas duré, et je me trouve aussi dissipée qu'à l'ordinaire, et capable de faire toutes sortes de fautes si j'en avoisles mêmes occasions qu'à Paris. Je suis clTrayée quand je pense que je retombe toujours, et puis je m'en oublie et me laisse de nouveau emporter à mes passions. Ma consolation, c'est que Dieu m^a n^ndue par sa miséricorde.
Ma très-chère mère, Votre très-humble et très-obéissante fille et servante.
Sœur AGNÈS DE Saint-Paul, R«« ind.