CCLXXIV.— A une religieuse de Port-Royal
Les moindres grâces de Dieu nous obligeai à en espérer un plus
grand secours.
(20) décembre \6^o.
Ma très-chère sœur, 11 est vrai que vous avancez très-peu et presque point; néanmoins Dieu fait quelque chose en vous, et il a diminué la violence de vos passions, quoiqu'elles soient encore bien fortes. 11 vous a fait la grâce de faire un bon pas dans la voie qu'il vous a maniuée, lorsqu'il vous a inspiré de prendre le dernier rang, et d'y vouloir demeurer toute votre vie, autrement cène s(Toit rien faire. Les moindres grâces que Dieu nous fait nous obligent à une entière conflance d'en recevoir de plus grandes; combien plus celles qui sont extraordinaires comme celle-là à une personne superbe comme vous êles. Qu'elle vous serve donc, ma sœur, à vous encourager pour attendre de Dieu un plus grand secours. L'Église nous promet en ce saint temps que Notre Seigneur Jé$xi$^hri$t