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sa fin. Ce n'est donc pas^ ma sœur, une disposition imparfaite, mais un état saint, que de porter tout ensemble Tamour et l'horreur, le désir et l^éloignement du calice qui nous est pré" sentéy puisque le Fils de Dieu a porté tous les deux^ et sanctifié Tnn et Tautre en sa personne. Mais après tout ^ ma chère sœur^ je pense que tous n'aurer pas laissé de vous réjouir d'entendf^ VÀlMuia, et que vous vous serez souvenue de notre belle antienne iNoli flere, Maria^ c'est-à-dire , Nos lis sont fleuris, Marie : c'est une rareté de ce pays qui n'est pas encore au vôtre.
Il nous ennuie de ne point savoir de vos nouvelles par vous^ même, mais ne vous incommodez pas pourtant^ ma sœur, et assurez-Tous que votre silence ne vous rend pas absente de notre esprit, où vous serez toujours occupant la place que Jésos-Christ vent que vous y teniez.
Je sahie très-humblement mes nevem, avec votre permis^ ' sion, particuliëremeàt celui qui passe pour un frère et que, nous souhaitons pouvoir appeler notre père, selon les dé^rs que porte sa mère de devenir sa fille*.
Ce mardi de Piques 23 avril, trente et un an moins un jour après la naissance de celle * qui renaît dans le désir de ne vous oublier jamais devant Dieu.