‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-RoyalChapitre 4 sur 246 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

qu'elle ne parlait de rien moins que de s'en aller, si Ton ne transportait à Tautre extrémité du jardin la fabrication des ciei^es.

La mère Agnès prenait la plume, réprimandait doucement, et Torage s'apaisait; mais c'était bientôt à recommencer. Madame de Sablé s'était aperçue que sa demeure manquait du soleil levant; nouveau sujet de tourment pour elle. < Pourquoi vous avisez-vous, ma c chère sœur, lui répond I& mère Agnès, de vous inquiéter a de n'avoir point le soleil levant, puisque vous vous êtes « bien portée depuis plusieurs années qu'il y a que votre c bâtiment est fait, et qu'il n'a point été tourné de ce côté « là? C'est assez que votre tribune soit à l'Orient et que « vous y soyez exposée au Soleil de justice, qui estNotre- « Seigneur Jésus^Christ... Vous trouverez sans doute de <c ce côté-là la santé de votre âme et celle de votre a corps , autant qu'il plaira à Dieu de yous la donner *. d

La marquise aimait les parfums, et elle en avait conservé l'usage. La mère Agnès, qui ne laisse échapper aucune occasion d'attaquer doucement ces habitudes mondaines, fait allusion à ce goût des parfums, dans un langage mystique qui lui est familier : « La dévotion que « vous avez à la sainte Vierge sera cause que ce groschac pelet ne vous fera point peur^ et que vous chercherez « en cette divine Mère, que nous appelons dans notre office « toute belle,, toute douce et toute remplie de délices,

t Tome n, p. HC. *

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