XXIII.— A Monsieur le Maître
Elle répond sur ce qu*il lui avait écrit des intentions où il était de se marier, et lui fait envisager Télat ecclésiastique comme un mariage plus excellent.
De Notre-Dame de Tard, ce 44 juin 4634.
Mon très-cher neveu, Ce sera la dernière fois que je me servirai de ce titre; autant que vous m'avez été cher, vous me serez indifférent^ n'y ayant plus de reprise en vous pour y fonder une amitié qui soit singulière. Je vous aimerai dans la charité chrétienne, mais universelle; et comme vous serez dans une condition fort commune , je serai aussi pour vous dans une affection fort ordinaire. Vous voulez devenir esclave et avec cela demeurer roi dans mon cœur, cela n'est pas possible; car, quel rapport y a-t-il de la lumière avec les ténèbres, et de Jésus Christ avec Bélial?
Vous direz que je blasphème contre ce vénérable sacrement auquel vous êtes si dévot; mais ne vous mettez pas en peine de ma conscience, qui sait bien séparer le saint d'avec le profane, le précieux de Tabject, et qui enfin vous pardonne avec saint Paul; et contentez-vous de cela, s'il vous plaît, sans me demander des approbations et des louanges. Hais en écrivant ceci, je relis votre lettre, et comme me réveillant d'un profond sommeil, j'entrevois je ne sais quelle lumière au milieu