XXXIII.— A Monsieur Âmanld d'Andilly
Sur les avantages de la grâce de Jésus-Christ au-dessus de la srftce de Tétai d'innocence et sur les moyens de trouver et servir Dieu dans des états et des occupations publiques.
Ce 29 noxxtnbre 4634.
C'est ici la réponse de la petite lettre qu'il vous plut de m'écrirc en sortant de Paris, où j'ai trouvé votre esprit dans l'assiette où je le pouvois désirer^ de droiture vers Dieu et de modération dans les favorables effets de sa providence. La grâce a quelque chose d'éclatant qui la fait découvrir partout où elle est, mais principalement aux grandes occasions; c'est où Ton reconnoit davantage ses qualités divines qui la rendent supérieure à tout ce qui est au-dessous d'elle. Avec cet appuis mon très-cher frère, ne craignez point que l'amour- propre infecte vos bonnes intentions. Il le fera sans doute par sa mauvaise inclination, mais le secours de la grâce de Jésus-Christ empêchera que ce venin ne vous empoisonne, comme il le promet en son Évangile, vous donnant le courage et la force
' Cotait le fils atné d*ÂrnauM d'AiidilIv. Il entra ensuite dans Tétat ecclésiastique et se retira auprès de Té vôque d*Angers. son oncle. Mais à celte époque il était à Tarroée, ainsi que son cousin, le Maitre de Sérioourt.