XLI.— A MONSIEUR ARNAULD d'aNDILLY
que VOUS devez prendre en son excessive charité! Je vous désire cette grâce comme la plus grande miséricorde que le Fils de Dieu m'ait faite^ et qui m'a apporté toutes sortes de biens; et je consens que nous en soyons privée pour le présent^ afin que vous entriez en notre place^ et je vous désire la facilité que je trouve à ouvrir mon cœur à ce saint prélat qui le reçoit avec une bonté nonpareille. J'ai besoin de la vôtre, mon cher f rère^ pour souffrir que je vous parle si librement. Nous vous offrons les commodités que nous avons de faire tenir des lettres à madame de Saint-Ange, ayant une voie fort sûre et prompte.
Il me reste à vous assurer que vos chères sœurs qui sont ici ont souffert avec vous, et respirent un peu maintenant que vous éte3 soulagé ; leurs cœurs sont pour vous devant Dieu, invoquant sa grâce et sa force sur votre âme à ce que vous surmontiez tout ce qui lui est contraire.
Adieu, mon bon frère.