XXXV. — A I.A Sif-:iK CATHERINE DE SAINT-AKilSTIN
XXXIV —A la sœur Catherine de Saint- Augustin.
Ma très-clièro smir, Je suis à l'infirmerie pour un rhume que je crois qui uo sera'rien, sinon quon le fera valoir beaucoup en me retenant au lit. Je vous supplie très-humblement de n'en point faire de semblant et d'offrir à Dieu la peine (jue vous en aurez peut-èlre, qui sera d'un j:rand prix devant Dieu, encore que le sujet ne soit rien. La conférence (jue vous eûtes hier avec M. Sinjjiin vous soutiendra jjlusieurs jours. J'espère de vous revoir bientôt et que ce sera pour me réjouir de votre persévérance qui est un avancement. L'évangile de demain vous donnera sujet de peser la perle que Ion fait quand Dieu se retire de nous, et avec combien de larmes et de soin il le faut chercher, comme aussi lajoic(ju'on doit avoir quand il lui plait de se laisser trouver. C'est l'état où vous êtes maintenant , mêlé de douleur et de joie qui s'accordent bien ensemble, l'un regardant votre di?[)Osition passée, et l'autre la présente, qui vous permet d'esjtérer que vous trouverez Dieu si vous continuez de le chercher fidèlement et sincèrement. L'on me va saigner, c'est pourquoi l'on m'ôte la plume de la main.