‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 108 sur 205 · XXXV.— A la sœur Catherine de Saint-Augustin · texte numérisé non relu

XXXV.— A la sœur Catherine de Saint-Augustin

•Ma tres-chère sœur, 11 est vr.ii ce (|ue vous dites (pie la loi sans la charité ne vous profilera de rien ; mais il faut désirer et detnandei- celle sainte charilé à Dieu, et inl(r|io«er l'espérance (|ui doit suivre la loi. Dieu nous commande d'aimer notre |>rochain, et cependant on est sujet aux aversions, (|ui n'empêchent pas qu'on ne l'aime, |ioiuvu (pTelles soient involontaires. Le méin»' pcul arrivt r vers Dieu ; et nous ne saui ions de nousmêmes avoir de l'amour pour lui, étant lui-même la charité de iaipielle il veut (jue nous l'aimions. Diles-lui souNcut les |iaroli's de la Samaritaine : Svifpuur, donniz-inni de celle eau. Je ne fiense point que rien vous puisse sirx ir quf la souniissitm

aux pensées d'autnii. Je ne vous dis rien qu'il ne me semble que Dieu me l'inspire; c'est pourquoi je voudrois bien que vous vous y rendissiez, afin que Dieu trouvât en vous quelque disposition à ses miséricordes. Le jour me manque, c'est ce qui me fait finir; mais ne manquez pas à dire votre chapelet.

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