XLV. — A la sœur Angélique de Sainte-Agnès
La uisiesse est un empêchement au bien; il faut la surnionler par la conliance en Dieu et l'aclion de grâces.
Ma sœur, Voici un extrait d'une lettre de la mère Angélique, vous en mettrez et ôterez ce qu'il vous plaira.
Il me semble que je ne vous ai point dit que vous fussiez attachée à N. Je vous ai bien dit qu'il falloit plus estimer la confession (jue le confesseur, mais c'est sans regarder la personne, et vous savez que je ne vous ai parlé de cela qu'en passant. Je voudrois que vous y fussiez plus attachée que vous n'êtes, tant s'en faut que je vous y trouve trop : j'entends d'une attache qui vous fit embrasser toutes ses maximes; car c'est le sens qu'on donne à l'attache qu'on a pour les personnes qui fait qu'on se revêt de leurs sentimens : témoin l'attache que nous avions a M. de L. ', qui nous faisoit révérer ses moindres pensées. Et selon qu'est l'objet de l'attache, elle devient bonne ou mauvaise. C'est pourquoi je ne crains pas la vôtre à l'égard de N.. croyant qu'elle participe de celle
' M. de Langres.