LIV.— A INK RELIGIEISE DE PORT ROYAL
liiimble et plus sérieuse que loiit le reste de la maison, au lieu que vous êtes encore superbe et légère; mais il faut avoir recours à la jténitence, et ne vous |ioiut lasser d'être reprise de qui (|ue ce soit. El peut-être ijue Dieu vous laisse ces défauts pour vous exercer dans l'humiliation et la patience; ce qui vous les doit faire accepter d'une part, parce que Dieu s'en veut servir pour confondre votre orgueil; mais vous les devez haïr de Tautre, parce que ce sont des effets de votre corruption (jui déplaisent ix Dieu, et qui empêchent l'accroissement de sa grâce en vous.
Le meilleur moyen pour tout réparer et pour tout obtenir, c'est l'action de grâces envers Dieu, de la même façon que vous l'exercez envers les créatures. Vous vous répandez trop à notre égard, mais vous ne le sauriez trop faire envers Dieu, qui est l'auteur de tout ce que vous recevez des créatures, tant parce (pielles ne peuvent rien sans Dieu, que parce que c'est lui qui leur inspire de vous bien faire. Si vous ajoutez à cela la prière fréquente, avec la joie s[)irituelle des miséricordes (juc Dieu vous fait, vous serez dans les trois choses que saint l*auldeuiau(le aux lidèles : tie rendre (jràrvs en toulea choses, de [jrier sans cesse, et d'élre toujours dans la joie, mais une joie (fui tende à la mortification et non pas qui en retire.
Je suis toute à vous, ma chère sœur, autant absente (jue présente. Ma sœur .Mai'ie de Saint-F'raneois prie toujours bien Dieu pour vous afin qu'il vous fasse bonne.