LXIX. — A L>E RELIGIEISE DE PORT-ROYAL
l'Esprit do Dieu ne donne point, mais qui est recherchée par curiosité, aiifxmente l'impuissance d'accomplir le bien que Ton sait. J'ai remarqué que les réjrles dt- la vie religieuse, où il y a des maximes excellentes, vous ont fait plus de torique de bien; et de même de ce que vous avez écrit de la pénitence, l'ne parole que Notre-Seigneur vous dira an cœur quand il vous verra soumise et anéantie en sa présence fera un changement en vous, que toute la science des anges ne sauroit faire.
il y a trois moyens principaux pour mériter que Dieu s'approche de vous, qui sont la séparation, le silence, et le gémissement du cœur. Demandez à la Sainte Trinité ces trois ellets de grâce, et ne cessez point de les désirer, de les demander, et de les attendre encore que vous ne les receviez pas; car Notre- Scigneur a dit trois paroles pour faire voir qu'il n'exauce pas tout d'un coup, mais (ju'il veut de la |M;rscvérance : Petite, quœrile, pulsate. Faites pour Dieu ce (ju'il fait pour vous; il vous demande par ses inspirations, il vous cherche par de bons mouvemeus, il vous presse par promesses; et encore que vous ne lui accordiez rien, il ne se lasse point de vous poursuivre.